Le père d'Alzon (1810-1880), vicaire général de Nîmes,
vint en 1845 à Notre-Dame des Victoires pour y prêcher. Il y prononça en privé
ses trois vœux de religion (pauvreté, chasteté, obéissance), et deux autres
vœux, l'un " pour l'extension du règne de Jésus-Christ " et l'autre de "
consécration à l'œuvre " de la congrégation des Assomptionnistes, qu'il venait
de fonder. L'enseignement catholique, objet de tous ses efforts, fut au cœur
des prières du prêtre qui est à l'origine des œuvres de Notre-Dame du Salut :
pèlerinages, œuvres sociales et œuvres de presse qui donnèrent plus tard " Le
Pèlerin " et " la Croix ".
"Risquer notre vie..."
Dans la Règle des Assomptionnistes, le
père d'Alzon, installe Jésus " au centre " de la vie des religieux, Marie y
tenant naturellement une " place privilégiée ": " L'Esprit de l'Assomption se
résume dans ces quelques mots : l'amour de Notre-Seigneur, de la Sainte
Vierge, sa Mère, et de l'Eglise, son Epouse ", écrit-il.
La Règle dispose encore, un peu plus loin
: " Sous l'action de l'Esprit et à l'exemple de Marie, nous choisissons de
risquer notre vie dans l'aventure de la rencontre de Dieu ". Puis : " La
Vierge tient dans notre prière une place privilégiée, comme Mère du Seigneur
et son humble servante en son dessein rédempteur ".