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Archiconfrérie universelle

«Dès le printemps de 1837, en présence des grâces extraordinaires obtenues par l’intercession de la Vierge et du développement parisien de cette œuvre paroissiale, l’Abbé Desgenettes aurait voulu en procurer le bénéfice à la France tout entière.

A cet effet, il avait prié Mgr de Quélen de solliciter du Saint-Père l’érection de l’association de Notre-Dame des Victoires en archiconfrérie nationale ; mais cette requête avait été repoussée formellement par l’Archevêque de Paris, qui ne la croyait point recevable en cour de Rome.

Le saint curé n’était pas homme à se décourager d’un tel mécompte. Son esprit tout surnaturel eût été plutôt enclin à l’accueillir comme une heureuse épreuve ; car, naguère, à la Supérieure de la Providence, enchantée des progrès continus de cette œuvre, il avait, lui, manifesté quelque inquiétude et quelque ennui de cette absence de croix ? Cette fois, cependant, pressé d’un mouvement intérieur, où il reconnaissait l’appel de Marie, l’Abbé Desgenettes, usant d’ailleurs de son droit, résolut de s’adresser directement au Pape. Hélas ! ce fut d’abord, après une réponse encourageante, une déception d’autant plus amère qu’elle détruisait un légitime espoir. Deux cardinaux, qu’un ami de l’Abbé Desgenettes avait gagnés à sa cause et qui s’étaient faits forts de lui obtenir satisfaction, renonçaient, un mois plus tard, à une démarche qu’ils jugeaient inutile : « Le Saint-Père n’accorderait jamais une telle faveur, même à l’Archevêque de Paris… »

Restait au persévérant curé la suprême ressource de demander une nouvelle intervention quasi-miraculeuse à Celle dont il constatait journellement la puissance et la miséricorde.

A la fin de mars 1838, ayant prié son ami romain de guetter la première occasion favorable, il déclencha donc, au pied de l’autel des grâces, un véritable assaut de supplications. La réponse de Marie ne se fit pas attendre. Au début d’avril, la princesse Borghèse, informée par une circonstance imprévue du désir de l’Abbé Desgenettes, sollicite une audience du Souverain Pontife et dépose entre les mains de Grégoire XVI la supplique du curé parisien.

Le Pape, évidemment inspiré de Dieu, prend aussitôt cette affaire à cœur, et, quelques jours plus tard, avec une promptitude inaccoutumée dans les Congrégations, la pieuse association du Saint et Immaculé Cœur de Marie, fondée pour la conversion des pécheurs à Notre-Dame des Victoires, est érigée, de par la volonté du Saint-Père, en archiconfrérie, – non pas seulement nationale, – mais universelle.

Ainsi, non content de combler les vœux de l’Abbé Desgenettes; Grégoire XVI, d’un acte imprévu, les avait dépassés.

Promulgué, sous le sceau de l’Archevêque de Paris, le 24 juin 1838, le Bref apostolique avait été signé le 24 avril. A cette date, il n’y avait pas encore dix-sept mois que, dans la solitude de sa pauvre église, Marie s’était fait entendre du curé des Petits-Pères et que le pasteur de la triste paroisse, en présence de dix fidèles assemblés le dimanche au pied de sa chaire, avait traduit pour la première fois le message de la Vierge. »