Le tombeau de sainte Aurélie fut
découvert dans une galerie de la catacombe de sainte Priscille, à Rome, dans
les premiers jours d'avril 1842.
La pierre tumulaire portait l'inscription : " Aureliae, bene merenti " accompagnée de l'image du Bon Pasteur et du
monogramme du Christ.
Sainte Aurélie, vierge et martyre, fêtée
le 2 décembre, avait été immolée pour le nom de Jésus-Christ sous l'empereur
Valérien, vers 260. Elle était avec sa mère Martane la parente d'Adrias qui
fut martyrisé quelques années plus tôt avec les saints Hippolyte (son
beau-frère, ermite), Pauline (son épouse), Eusèbe (prêtre), Marcel (diacre),
Néon et Marie (ses enfants).
Aurélie et sa mère, revenant de Grèce, plusieurs
mois après le martyr d'Adrias, apprirent qu'il était mort pour la foi. Elles
s'installèrent près de son tombeau (sur la voie appienne, à environ un mille
de Rome), où elles allaient veiller et prier nuit et jour, pendant plusieurs
années, jusqu'à leur arrestation et leur martyre.
Trois mois après la découverte du corps
de la jeune Aurélie, le pape Grégoire XVI donna ses reliques au curé de
Notre-Dame des Victoires, pour son église. L'abbé Desgenettes était de passage
à Rome pour recevoir la bénédiction du Saint-Père et le remercier d'avoir
érigé son association mariale en Archiconfrérie. La translation solennelle du
corps saint dans la châsse installée au pied de l'autel de Notre-Dame, eut
lieu lors de la fête de l'Annonciation, le 25 mars 1843.