La Basilique à travers les âges

Saints et Visiteurs illustres

 
 

 

 Sainte Aurélie 


"sainte Aurelie : notice sur cette jeune sainte et
sur ses reliques que possede l'Eglise
Notre-dame des victoires"


de l'Abbé  V. Dumax, Sous-directeur général de l'Archiconfrérie (Paris, 1864)

 « La sainte dépouille d’Aurélie a reposé pendant 16 siècles dans les catacombes de Sainte-Priscille, au nord-ouest de Rome, le plus ancien de tous les cimetières chrétiens. Ce tombeau demeura ignoré pendant plusieurs siècles car la galerie où il se trouvait avait été complètement obstruée par des monceaux de terre. Il fut découvert en 1842.

Lors du voyage de l’Abbé Desgenettes à Rome cette année-là, le Pape Grégoire XVI  lui réserva un accueil des plus bienveillants et paternels.  Cela faisait quatre ans qu’il avait  élevé à la dignité d'Archiconfrérie la pieuse association de Notre-Dame des Victoires, et afin de donner à M. Desgenettes, une preuve authentique de l'affection qu'il portait à cette dernière, le Saint-Père désira lui offrir un présent qui fût un nouveau titre de gloire pour le sanctuaire privilégié de Notre-Dame des Victoires : les reliques de Ste Aurélie, martyre, récemment extraites des catacombes. 

A la demande du Saint Père, comme cela se pratique en Italie, les saints ossements furent placés dans un "Corpo Santo " c. à. d.  une figure modelée en cire représentant la sainte, telle qu’elle avait du être au moment de son martyre.

Le corps saint est accompagné de la fiole où son sang fût recueilli et qui avait été placée dans son tombeau, signe authentique du martyre et de la canonisation, indiquant que la jeune Aurélie doit être l'objet d'un culte spécial de vénération et de louange.

On a également  la pierre tumulaire en marbre blanc qui fermait ce tombeau : l'inscription semble indiquer qu'on tenait à perpétuer le souvenir de la jeune sainte (en effet, on ne prenait pas d'ordinaire le temps de graver des inscriptions aussi longues). On y voit le nom d’Aurélie et l’inscription Bene merenti (signifiant qu’elle a combattu avec le Christ et triomphe avec lui), le monogramme du Christ, et l’image du bon Pasteur qui l’a récompensée dans la béatitude des joies les plus pures : une seule brebis est auprès de lui, elle accourt vers lui, c’est comme le symbole de l’empressement que la jeune Aurélie sut mettre à chercher Jésus-Christ. »

 

Reliques de Ste Aurélie

 

 
 

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