La Basilique à travers les âges

Saints et Visiteurs illustres

 

 
 

 Bienheureux Père Daniel Brottier 1876 - 1936 

 


Maison natale de Daniel BrottierDaniel Brottier naquit le 7 septembre 1876 à la Ferté Saint-Cyr (Loir et Cher) de Jean-Baptiste Brottier, cocher chez le Marquis de Durfort et de Hermine Bouthe. Dès l'âge de 5 ans, il manifeste un grand amour de Dieu et son désir de devenir prêtre.

En 1887, il entre au petit séminaire de Blois et montre déjà une grande générosité. Il est ordonné prêtre le 11 octobre 1899.

En 1903, il demande à entrer à la Congrégation des Pères du Saint-Esprit (congrégation liée très étroitement à Notre-Dame des Victoires depuis sa fondation) et se voit nommé vicaire à la paroisse St-Louis du Sénégal. Il y prononce son premier sermon le 8 décembre 1903 pour la fête de l'Immaculée Conception et se tourne vers la population la plus abandonnée et particulièrement vers les jeunes.

"La vie de Missionnaire, je l'ai toujours envisagée comme la vie d'un homme qui veut se sacrifier et s'immoler pour le salut des âmes."

En 1906, sa santé l'oblige à retourner en France et, après 6 mois de convalescence à la Ferté St-Cyr, il repart au Sénégal.

De nouveau atteint par la maladie en 1911, il quitte définitivement la terre africaine mais se voit confier par Mgr Jalabert la charge de réunir les fonds nécessaires à l'édification d'une cathédrale à Dakar "en mémoire des héros et des victimes de l'Epopée française en Afrique". Il y met toute son ardeur et confie cette mission à Notre-Dame des Victoires lors du pèlerinage annuel de sa Congrégation. Voir notre page "Notre-Dame des Victoires de Dakar".

De 1914 à 1918, il devient aumonier militaire volontaire et se dépense sans compter au mépris de tout danger. Au final, il reçoit six citations, la Légion d'Honneur et la Croix de Guerre.

"Près de vous, M. l'aumonier, on est comme sous une aile. Vous passez à travers les balles."

En 1919, il fonde l'UNC : l'Union Nationale des Combattants, rassemblant plus de 600.000 hommes.

C'est en 1923 que le Père Brottier reprend la direction de l'Oeuvre des Orphelins Apprentis d'Auteuil. Les débuts furent difficiles. La guerre avait déstabilisé cette oeuvre, les dettes n'avaient cessé de croître, et le personnel désabusé avait laissé s'instaurer parmi les jeunes une mentalité détestable, et avec cela, comment trouver des ressources pour la vie quotidienne ? Il en fallait plus pour démonter le nouveau directeur : c'est à pied qu'il se rendra à Notre-Dame des Victoires chaque fois que la situation n'aura plus d'issue humaine.

Avec son nouvel aumonier Yves Pichon , il va redresser et agrandir l'Oeuvre pendant 13 ans. Il désire sauver les enfants les plus malheureux et les plus pauvres en associant Sainte Thérèse de Lisieux à cette mission et faire découvrir son message d'amour.

"C’est une des plus grandes saintes qui aient jamais paru au firmament de l’Eglise. On ne dira jamais assez de louanges à sa gloire, car ses mérites, sous les dehors d’une vertu souriante et aimable, dépassent ceux des plus grands contemplatifs, des plus grands missionnaires, des plus grands saints. Pour tout résumer en un mot, je ne crois pas exagérer en disant que Thérèse participe, en plus de ses autres titres, à la gloire des prophètes : oui, le mot est peut-être inexact, mais il me semble qu’elle a reçu une vocation sublime, divine, qu’elle fut « le porte-parole » du Seigneur, qu’elle a été investie par Dieu d’une mission doctrinale tout à fait adoptée à notre époque. Elle l’a dit du reste carrément :

« Je sens que ma mission va commencer : celle de donner ma petite voie aux âmes ».

A nos contemporains férus d’orgueil, d’indépendance, d’esprit de lucre, et, d’autre part, si souvent près du découragement et du désespoir, elle propose un chemin sûr et droit : la simplicité et l’humilité de l’enfance, la confiance totale en Dieu, l’amour filial de Dieu… Et Dieu a donné à cette enfant, morte à 24 ans au fond du Carmel, inconnue de tous, une puissance d’apostolat incroyable. Plus de dix millions d’exemplaires de « l’Histoire d’une âme » ont été imprimés et traduits dans toutes les langues. Quel est l’écrivain, quel est l’académicien qui peut se vanter d’un pareil succès en librairie ? N’est-ce pas là la preuve que le doigt de Dieu est là ?  

Ce n’est pas tout ; on trouve sur les lèvres et sous la plume de cette enfant extraordinaire, des affirmations qui seraient vite taxées d’inconscience, d’orgueil ou de folie, si elles n’avaient été ou bien réalisées sous nos yeux, ou bien confirmées de Dieu par les plus éclatants miracles ; quel saint, je vous le demande, a osé dire ou écrire ceci :

« Tout le monde m’aimera !… Il faudra que le Bon Dieu fasse toutes mes volontés au Ciel, puisque je n’ai jamais fait ma volonté sur la terre… Après ma mort, vous verrez, ce sera comme une pluie de roses… Je passerai mon ciel à faire du bien sur la terre. Non, je ne pourrai prendre aucun repos jusqu’à la fin du monde, tant qu’il y aura du monde à sauver… »

Cette dernière affirmation de la petite sainte est digne d’une attention toute particulière. Les autres saints ont eu  «leur vogue », vogue plus ou moins longue, qui fait qu’on les prie pendant un certain temps, ou dans certains pays : puis on les oublie. Prenons par exemple, chez nous saint Martin, saint Rémy, saint Nicolas, sainte Colette, etc… Il en sera, je crois tout autrement de la petite Thérèse. Je suis convaincu que dans mille ans les fidèles de l’Eglise catholique la prieront encore et qu’elle continuera à faire pleuvoir ses roses sur toutes les parties du monde. Elle n’aurait pas affirmé si solennellement la puissance de son crédit au Ciel, elle si humble, si elle n’en avait pas reçu l’assurance absolue de la bouche même de Dieu.

Voilà pourquoi j’ose dire qu’après la Vierge marie, et après ces géants de sainteté qui se nomment saint Joseph, saint Jean-Baptiste, saint Pierre et saint Paul, il faut placer dans les premiers rangs des héros chrétiens sainte Thérèse de l’Enfant Jésus."

Père Daniel Brottier (Père Pichon, p. 409 & 410)



Pour autant le Père Brottier n'a pas abandonné le projet de la Cathédrale du Souvenir africain mais il se sent trop fragile pour se rendre à son inauguration par Mgr Verdier, le 2 février 1936.

« Les médecins cherchent mon mal. S'ils savaient toutes les misères qui frappent à ma porte, et mon impuissance à les soulager toutes, ils sauraient ce qui me brise aujourd'hui ». (Une des dernières paroles du Père Brottier).

Le 28 février 1936, le Père Brottier s'éteint à l'hôpital Saint-Joseph. 15.000 personnes assistent à ses obsèques.

"Tout est consommé ! Ma tâche est finie, mon Dieu, que Votre Volonté s'accomplisse !"

 

 

Le 25 novembre 1984, Daniel Brottier fut béatifié par Jean-Paul II ; le second spiritain à avoir eu cet honneur après le Père Jacques-Désiré Laval en 1979.

 

(Renseignements et photos pris sur le site de la Fondation d'Auteuil) :

www.fondation-auteuil.org

 

MARIE est la plus aimable
et la plus aimante des
MERES

Son coeur a été créé pour aimer un Dieu...
Or, cet amour qu'Elle avait pour son Fils,
Elle le reporte sur nous, ses enfants adoptifs...

Etant la plus aimable et la plus aimante,
MARIE doit être la plus aimée...

AIMEZ-LA DE TOUT VOTRE COEUR,

d'un amour filial, plein de candeur,
de simplicité, de tendresse, de générosité,
du même amour qu'enfant,
vous aimiez celle qui vous portait sur ses bras.

Bx Daniel Brottier

 

 

 

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