BUFFALO

N. Y. - USA

Basilique de N.D. des Victoires à Lackawanna N.Y.

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Statue de N.D. des Victoires à Buffalo

A Buffalo et ses envivons, notamment à Lackawanna, une basilique, un hôpital, des institutions de charité portent le nom de Notre-Dame des Victoires. Cette présence mariale, sous le vocable de Notre-Dame des Victoires, est liée à la vocation du Père Baker qui lui a    consacré sa vie et ses œuvres.

 

 
 

 

QUI EST LE PERE BAKER ?

Nelson Henry Baker est né à Buffalo N.Y, le 16 février 1841. Il était l'un des quatre fils de Lewis Baker, d'origine allemande-luthérienne et de Caroline Donellan Baker, d'origine irlandaise-catholique. Il fut baptisé dans la Foi catholique à l'âge de 10 ½ ans et fit ses études à Buffalo.

Père Baker

Formé au commerce par son père, dès le plus jeune âge, il démarra une affaire de grain et prospéra matériellement. Mais son esprit demeurait insatisfait ; il trouvait plus de joie à s'occuper d'œuvres caritatives dans la Société de St-Vincent de Paul qu'à diriger son commerce. Il prit finalement la décision de devenir prêtre, entra au Séminaire de Notre-Dame des Anges à Niagara Falls le 2 septembre 1869 et fut ordonné prêtre le 19 mars 1876 à l'âge de 35 ans.

Pendant ses années de séminaire, à la suite d'une attaque d'érysipèle en 1871 qui le laissa de santé fragile, il entreprit en 1874 un voyage en Europe pour visiter les sanctuaires. Lors de sa visite à Paris, à la Basilique de Notre-Dame des Victoires, il fut émerveillé par tous les témoignages de grâces et de guérisons accordées par Marie priée sous ce vocable.

Il décida alors de consacrer toute sa vie
et  toutes ses œuvres à Notre-Dame des Victoires.

En 1882, le Père Baker devint Curé de l'Eglise St-Patrick à Buffalo et Directeur des Maisons de Charité fondées au début du siècle pour recueillir les orphelins, nombreux après une terrible épidémie de choléra. Il s'occupa également d'administrer le Protectorat St-Jean abritant les garçons "délinquants" et les adolescents délaissés par leur famille.

 

LE PERE BAKER FONDE

                 L'ASSOCIATION DE NOTRE-DAME DES VICTOIRES

Une source de revenus fixe était nécessaire pour ne pas être dépendants des donations, généreuses mais sporadiques, des bienfaiteurs. Dans ses prières à l'Eglise St-Patrick, le Père Baker supplia Notre-Dame des Victoires d'intervenir. La guérison dont il avait besoin alors était bien celle de ses finances, or, même en cela, il était confiant.

Se rappelant le pouvoir de la publicité dans sa première carrière d'homme d'affaires, il trouva un moyen de trouver des fonds en créant l'Association de Notre-Dame des Victoires dont la cotisation s'élevait à 25 $ par an. Il recruta ses membres en écrivant aux receveurs des postes à travers tout le pays, expliquant son travail et son engagement. Il leur demanda de lui fournir le nom des femmes catholiques actives dans le domaine social et religieux. Les listes arrivèrent et les femmes furent contactées. Les membres, disait-il, seront nommés dans ses prières personnelles et dans les neuvaines de la paroisse. Les résultats ont surpassé ses espérances. Des sommes d'argent arrivèrent de toutes les parties des Etats-Unis et du Canada, formant une base financière pour les institutions caritatives. A peine en charge depuis trois ans, il régla toutes les dettes, procéda à la rénovation des anciens bâtiments et commença à investir pour l'extension du Protectorat St-Jean et pour le développement d' une école de commerce en 1885.


Il informa les membres des progrès réalisés, par lettre, et plus tard, en 1889, publia un magazine : les Annales de Notre-Dame des Victoires, imprimé par ses garçons. Les publications permirent de faire connaître davantage ce travail. L'Association devint vitale pour les Maisons de Charité et continue toujours à être une source principale de revenus.

En 1889, le Père Baker plaça une statue de Notre-Dame des Victoires dans l'Eglise St-Patrick et commença une série de cinq neuvaines publiques annuelles en son nom qui se perpétuent jusqu'à nos jours.

Statue de N.D. des Victoires d'origine

 

LE PUITS VICTORIA ou "LA FOLIE DU PERE BAKER"

Un autre projet ambitieux fut vite qualifié de "Folie du Père Baker". Aujourd'hui, on le considère comme miraculeux.

Ayant appris les découvertes de gaz naturel au Canada, le prêtre se demanda s'il n'existerait pas quelques poches de gaz à Limestone Hill. Les Maisons de charité consommaient du fuel en quantité énorme et un approvisionnement privé supprimerait de lourdes dépenses. Avec son courage coutumier et son audace, il demanda à l'évêque Stephen Ryan 5.000$ pour commencer à forer un puits. "Absolument pas " rétorqua l'évêque. Après quelques paroles persuasives, l'évêque consentit : "Je vous donnerai 500 $". Le Père Baker continua à argumenter et sortit avec 2000 $ en poche pour commencer à creuser. Chacun considérait cette affaire comme risquée. Lui pensait que c'était une chose sûre. Après tout, Notre-Dame des Victoires intercédait pour lui et les fidèles continuaient à dire des neuvaines.

Tandis que les ouvriers attendaient que les ingénieurs désignent l'emplacement où ils devaient creuser, le Père Baker arriva en procession récitant des prières et portant une statue de Notre-Dame des Victoires. A l'emplacement, déclaré "sec" par les géologues, mais dans le chemin qu'il empruntait chaque jour pour prier, le Père Baker plaça une médaille de Notre-Dame des Victoires dans le sol et demanda aux ouvriers de commencer à forer.

Des mois passèrent, les ouvriers creusaient toujours et le Père Baker priait avec ses paroissiens. Ils passèrent le cap des 150 à 180 m de profondeur où se trouvaient habituellement les poches de gaz. Les neuvaines continuaient. Chaque mètre de plus lui apportait des reproches : gaspillage d'argent, esprit insensé... Sans douter le moins du monde, la foi intacte, le Père Baker ne montra aucune surprise lorsqu'à hauteur de 346 m, Notre-Dame des Victoires répondit à ses prières le 22 août 1891. Une masse de gaz jaillit dans l'air et explosa violemment au contact d'une étincelle de forge produisant des flammes de 24 m de haut, visibles à des kilomètres.

Le "Puits Victoria " et un second puits un peu plus loin fournirent du fuel aux institutions pendant 95 ans. Un puits moyen produit pendant environ 6 ans. Les puits du Père Baker ne montrent toujours aucun signe de faiblesse.

En 1921 la paroisse de St-Patrick changea son nom en Paroisse de Notre-Dame des Victoires. L'hôpital général portant aussi le nom de Notre-Dame des Victoires, de 275 lits est toujours en fonction.

Les pèlerins vinrent du monde entier prier dans le sanctuaire et la dévotion à Notre-Dame des Victoires s'étendit. De nombreuses personnes témoignèrent de grâces et de guérisons reçues et laissèrent des objets tels chaises roulantes, béquilles, lunettes etc. en quantité impressionnante.

 

Une des dernières photos du Père Baker

 

A 95 ans, le Père Baker reçut les hommages du Président Franklin D. Roosevelt, mais son temps était achevé. Il tomba gravement malade. Sur son lit de mort, il priait constamment, remuant légèrement les lèvres. Il dit qu'il vit notre Mère Bénie et qu'il réussit à la toucher. Les prêtres finissaient de réciter les litanies de la neuvaine à Notre-Dame des Victoires lorsque sa respiration s'arrêta le vendredi 29 juillet 1936 à 9 h 20. Dans son cercueil de bronze, on plaça une photo de sa mère, son anneau de mariage et une statue de Notre-Dame des Victoires qu'il rapporta de France.

Pour plus d'information  :
coordonnées du site de Lackawanna près de Buffalo :

http://www.ourladyofvictory.org/

 
     
   
 

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