Un bref résumé de sa
vie (extrait du Magnificat)
"Né en 1811 à La Mure, en Isère (diocèse de
Grenoble), Pierre-Julien Eymard est d'abord artisan comme son père, puis il
entre au grand séminaire. Après son ordination, il exerce pendant cinq ans un
ministère paroissial, puis, ayant entendu parler du P. Colin, il entre chez
les maristes.
Mais, de plus en plus fasciné par la spiritualité eucharistique et convaincu
de sa nécessité pour le salut des âmes, il quitte les maristes en 1856 et
fonde plusieurs congrégations : les Pères du Saint-Sacrement, les Servantes du
Saint-Sacrement, les prêtres de l'Adoration et la pieuse union des laïcs du
Saint-Sacrement.
A 57 ans, après avoir ardemment contemplé son Seigneur sous le voile des
espèces eucharistiques, il est enfin appelé à le voir dans la pleine lumière.
C'était le 1er août 1868."
Saint Pierre-Julien Eymard fut canonisé par Jean XXIII le 9 décembre 1968
Pèlerinages à Notre-Dame
des Victoires
Lors de
sa première visite à Paris en janvier 1849, comme Mariste, le père Eymard se
rend en pèlerinage à Notre-Dame des Victoires. C'est dans ce Sanctuaire que Cohen, de Cuers, de Benque ont fondé l'Adoration Nocturne
des Hommes le 8 décembre 1848.
Le 30 avril 1856, il quitte Lyon pour se rendre à Paris et y faire sa retraite de
vocation. Hébergé d'abord à l'Adoration réparatrice, le 1er mai,
fête de l'Ascension, il célèbre la messe à 6 h 00 à Notre-Dame des Victoires. Il doit quitter le couvent et il trouve
refuge au 114 rue d'Enfer. Le P. Eymard prêcha à plusieurs reprises à
Notre-Dame des Victoires ; ainsi le 1er novembre 1856.
C'est alors le sanctuaire marial parisien qui diffuse la dévotion à la Vierge,
avec la Médaille miraculeuse, révélée à Sr Catherine Labouré, des filles de la
Charité, mais qui demeure inconnue de son vivant.
Sa dévotion mariale : La Vierge Marie a toujours tenu une place
privilégiée dans sa vie. Dans sa retraite de noviciat mariste, il notait : "En sept circonstances différentes, j'ai
éprouvé la bonté de Dieu, touché certainement par les prières de Marie, que je
pris pour ma mère aussitôt à la nouvelle de la mort de ma pauvre mère, et cela
prosterné à ses pieds dans la chapelle du Dépôt (à Saint-Robert) et avec toute
la confiance possible les larmes aux yeux. Depuis cette époque, août 1828,
j'ai toujours éprouvé la protection de Marie d'une manière toute spéciale,
surtout dans les dangers du salut, dans l'attachement trop humain, et dans les
postes les plus favorables pour me conduite à la Religion" (3 septembre 1839)
Fondateur,
il notera :
"C'est la très sainte Vierge qui m'a conduit à
notre Seigneur, - à la communion de tous les dimanches, par le Laus à 12 ans ;
- de la Société de Marie à celle du très Saint-Sacrement."
(Retraite de Rome – 1er février 1865) "J'ai médité sur la très sainte Vierge
aujourd'hui samedi, remercié notre Seigneur de nous avoir donné une mère si
pure, si sainte, si grande ; de l'avoir faite sa divine mère, afin de la
donner avec son titre de fils, avec ses mérites, ses grâces.
Oh ! que je dois de reconnaissance et d'amour à cette bonne Mère !…
Je lui dois la préservation, la vocation et par-dessus tout la grâce du très
Saint-Sacrement. Elle m'a donné à son divin Fils comme son serviteur, son
enfant de tendresse.
Et depuis 1856, que de grâces :
- grâce de
persévérance, malgré la peine du cœur et du genre,
- grâce d'unité…
- grâce personnelle, contre les tentations,
- puis toutes les grâces faites à la Société même !"
(Retraite de Rome, 11 mars 1865).
Le Père Eymard repose
en l'église du Saint-Sacrement,
23, avenue de Friedland 75008 Paris