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La vocation de l’archiconfrérie

 « Consacre ta paroisse au  Très Saint et Immaculé Cœur de Marie « 

Le 3 décembre 1836, le Père Charles Desgenettes, curé de Notre-Dame des Victoires depuis quatre ans, cède à la voix, puissante et insistante, venue balayer les doutes qu’il nourrit sur son ministère.

Dans ce quartier des affaires, symbole de la montée du capitalisme et du pouvoir de la presse, la dévotion au Cœur Immaculé de Marie vient comme un signe de contradiction. Après la Révolution, après l’échec de la Restauration, certains ont vite fait de présenter le curé Desgenettes comme un illuminé, un intrigant ou un arriéré.

Mais l’abbé avance. L’association qu’il établit en quelques jours à Notre-Dame des Victoires en l’honneur du Saint et Immaculé Cœur de Marie renouvelle la vocation particulière de son église (depuis Frère Fiacre) pour la conversion des pécheurs.  » Le but de l’Association, écrit Charles Desgenettes, est d’obtenir de la divine miséricorde, par la protection et les prières de Marie, la conversion de tous les pécheurs.

Dès lors, les associés vont prier, et les fidèles se multiplier. Par faveur pontificale, l’association devient Archiconfrérie (24 avril 1838). Elle va affilier au cours du 19ème siècle près de 14.000 communautés laïques ou religieuses (21.163 au 31/12/1960) parmi lesquelles on comptera, dès 1843,  la paroisse du saint curé d’Ars, Jean-Marie Vianney, et une multitude de congrégations sur tous les continents.Malgré les épreuves, et notamment celle de la Commune (1871), où Notre-Dame des Victoires connaît le pillage, l’église du Cœur Immaculé ne cesse plus d’annoncer, par les grâces qu’elle dispense, celles du Cœur Sacré de Jésus, établi en 1875 dans un sanctuaire digne de sa gloire.

Depuis 1836, l’association fondée par l’Abbé Desgenettes

poursuit son œuvre.

« Tout catholique, quel que soit son âge ou sa condition, est appelé à entrer dans la Confrérie du Très Saint et Immaculé Cœur de Marie. » Les statuts de l’Archiconfrérie établie depuis 1836 à Notre-Dame des Victoires sont simples, sans fioritures. » Les associés sont invités à offrir chaque jour à Dieu toutes leurs bonnes œuvres, en union au très saint Cœur de Marie, pour obtenir la conversion des pécheurs « .Voilà la mission. Convertir. Notre-Dame des Victoires, depuis plus de trois siècles, mais avec une ferveur renouvelée depuis 1836, est une paroisse missionnaire dont les limites s’étendent bien au delà du 2ème arrondissement de Paris, et touchent les cinq continents.

Au 19ème siècle, les œuvres de Don Bosco, Anne-Marie javouhey, des pères Hermann Cohen, Libermann et d’Alzon, des frères Ratisbonne, portent témoignage de sa vocation universelle, mais aussi celles des bienheureux et saints qui y firent une halte discrète, comme Théophane Vénard, Antoine-Marie Claret ou Pierre-Julien Eymard, et des souverains pontifes qui, tel le bienheureux Pie IX, y déposèrent les gages de leurs actions de grâces.

Au 20ème siècle, l’action des Sœurs missionnaires du Saint-Esprit, ou Spiritaines, s’inscrit dans cette filiation de Marie, protectrice des missions. En 1927, l’honneur fait à notre sanctuaire, érigé en basilique mineure par Pie XI (qui vint, jeune prêtre, en 1893, prier à Notre-Dame des Victoires), traduit son importance dans le monde chrétien et la merveilleuse fécondité de ses prières. L’abbé Desgenettes l’avait bien compris. Si, pour convertir son prochain, il faut s’animer d’un esprit missionnaire, l’âme de tout apostolat se forge dans la prière et la contemplation.

Les associés de l’Archiconfrérie ont pour vocation d’agir dans ce sens.

Depuis 1836, des dizaines de millions de personnes ont confié le secret de leurs âmes à Notre-Dame des Victoires. Le pèlerin du XXIe siècle comme celui du XIXe apporte sa ferveur mariale, prie le chapelet, adore le Christ dans l’Eucharistie, et reçoit des grâces de conversion. A chacun, Marie montre le chemin.

« La victoire est sûre, dans la douceur de ses mains immaculées. »

Saint-Maximilien-Marie Kolbe