A St Denis, en l’église St
Jacques, Notre-Dame des Victoires appelle les fidèles à se tourner vers son
Fils qu’elle ne cesse de nous donner.
Notre-Dame des Victoires est
également présente dans le parc de la Maison Villèle, ancienne propriété de
la famille Desbassayns, aujourd’hui aménagée en musée de l’esclavage.
Nous n’avons pu retrouver ni les
circonstances ni la date de l’implantation de cette statue. On ne peut
manquer cependant d’évoquer ici la personne de Camille Jurien - apparentée aux anciens propriétaires de la demeure - qui
écrivait avoir voulu utiliser sa fortune personnelle « en expiation des
crimes de l’esclavage et pour tous mes parents ayant vécu pendant cette
période. » On sait que Camille Jurien a notamment financé l’édification
de l’église du Séminaire pontifical français de Rome, église construite à sa
demande sur le modèle de la Basilique Notre-Dame des Victoires.
Rappelons aussi que l’abbé Desgenettes - très proche du Père Libermann et du Père Levavasseur - dénonçait
vigoureusement en chaire, dès 1839, le sort fait aux populations des
colonies.
La présence de Notre-Dame des Victoires sur
ce lieu de souffrance marque la victoire des vertus évangéliques sur les
forces du mal qui divisent les hommes et leur font violence ; « à la fin,
mon Cœur Immaculé triomphera » disait Marie aux voyants de Fatima.