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Accueil » Le livret du pardon

Un sacrement, ça sert à quoi ?

Le Christ est à l’origine des sacrements, pour permettre aux hommes d’avoir un contact direct avec lui, dans son Église, à travers le temps et l’espace. Dans ce sacrement, c’est le Christ lui-même qui agit, par l’intermédiaire du prêtre, dans le signe que nous voyons (Mt 16,19).

En quoi consiste le sacrement de réconciliation ?

( ou « confession », ou « sacrement de pénitence »)

Dieu seul pardonne les péchés. Parce que Jésus est le Fils de Dieu, il dit de Lui-même : « Le Fils de l’Homme a le pouvoir de remettre les péchés sur la terre » ( Mc 2,10) et il exerce ce pouvoir divin : « Tes péchés sont pardonnés » ( Mc 2,5; Lc 7,48). Plus encore, il donne ce pouvoir aux hommes pour qu’ils l’exercent en son nom ( Jn 20,21-23).

(Voir le Catéchisme de l’Église Catholique n° 1441)

Le sacrement de pénitence n’est pas un « signe magique » qui effacerait le péché dès qu’il est énoncé. Il n’est même pas un aveu, plus ou moins désagréable à faire, qui nous mériterait le pardon.

(Voir dans le catéchisme de l’Église catholique,

n° 1440; 1446; 1468-1469 etc ….)

En effet, nos péchés peuvent être pardonnés du fait que Jésus, en mourant et en ressuscitant, a pris sur lui tous les péchés des hommes et nous offre de manière définitive d’être, comme l’apôtre Paul, réconciliés avec Dieu (2 Co 5,17-18 ; Rm 5,10 et 6,10). Pour cela, il a voulu que son Église soit le signe et l’instrument du pardon (Mt 16,19 ; Jn 20,23) afin que nous ne vivions plus dans le péché ( Rm 6,12 ; He 2,9 et 6,6).

(Voir dans le catéchisme de l’Église catholique, n° 1442)

Alors pourquoi aller se confesser si nous sommes déjà pardonnés ?

Parce que les sacrements sont des signes efficaces, qui transforment ceux qui les reçoivent en engageant leur foi. La confession n’est pas un trait effaçant le passé : elle rend l’homme capable d’avenir et de sainteté.

La vie nouvelle reçue dans l’initiation chrétienne (baptême, confirmation, eucharistie) n’a pas supprimé la fragilité et la faiblesse de la nature humaine, ni l’inclination au péché que la tradition appelle la « concupiscence ». Aidés par la grâce du Christ, les baptisés peuvent mener ce combat : celui de la conversion en vue de la sainteté et de la vie éternelle, à laquelle le Seigneur ne cesse de nous appeler (CEC n° 1426).

Le Seigneur ne veut pas nous laisser seul, égaré, avec notre mauvaise conscience, notre tristesse ou notre aveuglement. Il vient pour nous donner la Vie, en surabondance, et la joie ( Jean 10,10). Tant de scènes de l’Évangile nous disent son amour pour sauver les hommes de ce qu’ils croyaient être des situations désespérées ! (Le fils prodigue : Luc 15,1-32; le paralytique : Marc 2,1-12; la samaritaine : Jean 4,1-10 …)

Ce qui nous est demandé, c’est de reconnaître notre péché, de dire nos blessures (la psychanalyse et toutes les sciences « psy » savent le bien-fondé d’une telle démarche) mais le sacrement nous entraîne encore beaucoup plus loin.

En nous confessant, nous n’avons rien à perdre … et tout à gagner !

Nous retrouvons ainsi notre véritable nature, abimée par le péché, qui est d’être image du Dieu Trinité ( Genèse 1,27).

Nous améliorons aussi le monde, car en confessant notre péché personnel, nous participons au travail de sainteté de toute l’Église dont chaque baptisé est membre et dont le Christ est la tête (Eph 1,22).

Nous faisons œuvre surnaturelle, en laissant le Christ nous aimer et agir en nous ( Luc 15,7 : « Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de repentir »).

— t —

Quelques questions :
- Ce sacrement nous dé-responsabilise-t-il de nos actes ?
(« conduisons-nous n’importe comment, il suffira ensuite de venir se confesser »)
F Loin de là : il affine notre conscience. (Jn 8,11)
- Risquerait-il de nous décourager ? ( « je retombe toujours dans les mêmes fautes. »)
F Au contraire, il nous invite à nous appuyer sur la force de Dieu. (Jn 5,14)
Ne pourrait-on pas se passer du prêtre ? (« Moi, je m’arrange directement avec Dieu » « Dire le ‘Je confesse à Dieu’ à la messe ne suffit-il pas ? »)
F Mais Dieu, lui, a choisi de passer par le prêtre en lui donnant de manifester sa bonté et pour que je puisse entendre objectivement, de mes oreilles, qu’il me pardonne vraiment. (Jn 20,23 et Mt 18,18)
- Quand se confesser ?
F Quand on le désire ! Si l’Église recommande de recevoir régulièrement le sacrement de réconciliation ( le minimum requis étant une fois par an). Chaque fois que nous le recevons, nous devenons meilleurs.

Si j’avais commis tous les crimes possibles …

Sainte Thérèse de Lisieux disait : « On pourrait croire que c’est parce que je n’ai pas péché que j’ai une confiance si grande dans le bon Dieu. Dites bien, ma Mère, que , si j’avais commis tous les crimes possibles, j’aurais toujours la même confiance; je sens que toute cette multitude d’offenses serait comme une goutte d’eau jetée dans un brasier ardent.

Vous raconterez ensuite l’histoire de la pécheresse convertie qui est morte d’amour : les âmes comprendront tout de suite, car c’est un exemple si frappant de ce que je voudrais dire, mais ces choses ne peuvent s’exprimer. »

Sainte Thérèse de Lisieux

Derniers entretiens ( 11 juillet n° 6)

« Ce n’est pas à la première place, mais à la dernière que je m’élance, au lieu de m’avancer avec le pharisien, je répète, remplie de confiance, l’humble prière du publicain, mais surtout j »imite la conduite de Madeleine, son étonnante ou plutôt son amoureuse audace qui charme le Cœur de Jésus, séduit le mien.

Oui, je le sens, quand même j’aurai sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irai le coeur brisé de repentir me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien il chérit l’enfant prodigue qui revient à Lui. Ce n’est pas parce que le bon Dieu, dans sa prévenante Miséricorde a préservé mon âme du péché mortel que je m’élève à Lui par la confiance et l’amour. »

Sainte Thérèse de Lisieux

(Manuscrit C)

Comment se confesser : Mode d’emploi

Se préparer
. Relire lentement les commandements de Dieu (Deutéronome 5 : p. 7), s’aider de l’examen de conscience donné par le prêtre.
. Repenser dans ma mémoire (écrire éventuellement) les événements ( depuis ma dernière confession) qui ont été marqués par un refus d’aimer, un « non » dit à Dieu, un péché qui m’a éloigné du Seigneur.
t Se présenter devant le prêtre, par exemple en rappelant la date de sa dernière confession, puis : Bénissez-moi, Père, parce que j’ai péché.
t Faire, avec le prêtre, le signe de la croix.
t Confesser ses péchés (envers Dieu, envers les autres, envers soi-même …).
t Le prêtre dit quelques mots à partir de la Parole de Dieu, et me propose un geste de conversion et de pénitence ( il ne s’agit pas d’une « punition », mais d’une possibilité d’entrer dans le mystère pascal).
t Dire l’acte de contrition :
. Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon, souverainement aimable, et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

OU BIEN

. Mon Dieu, j’ai péché contre mes frères et contre toi, mais près de toi se trouve le pardon. Accueille mon repentir et donne-moi la force de vivre selon ton amour.
t Le prêtre donne l’absolution avec le signe de la croix, suivant le droit canon, droit de l’Eglise. Dieu me pardonne mes péchés par les paroles du prêtre qui étend la main vers moi.
t Je réponds Amen.
t Le prêtre me dit : Allez dans la paix et la joie du Christ.
t Je réponds :
Béni soit Dieu maintenant et toujours.
Textes de référence dans la Bible
Dans le livre du Deutéronome 5,6-21 :
« les dix commandements »
« Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage. Tu n’auras pas d’autres dieux que moi.
Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal.
Observe le sabbat comme un jour sacré, selon l’ordre du Seigneur ton Dieu.
Honore ton père et ta mère, comme te l’a commandé le Seigneur ton Dieu, afin d’avoir longue vie et bonheur sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.
Tu ne commettras pas de meurtre.
Tu ne commettras pas d’adultère.
Tu ne commettras pas de vol.
Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain.
Tu ne désireras ni sa maison ni son champ, ni son serviteur ni sa servante, ni son boeuf ou son âne : rien de ce qui lui appartient.»

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,36-50

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum.

En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. » Jésus prit la parole : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. » Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l’aimera davantage ? » Simon répondit : « C’est celui à qui il a remis davantage, il me semble. – Tu as raison », lui dit Jésus.

Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré chez toi, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu ne m’as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m’a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c’est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. »

Puis il s’adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. » Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? » Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

— * —

Psaume 31

Heureux l’homme dont la faute est enlevée,
et le péché remis.
Heureux l’homme dont le Seigneur ne retient pas l’offense,
dont l’esprit est sans fraude.
Je me taisais et mes forces s’épuisaient à gémir tout le jour,
ta main le jour et la nuit pesait sur moi,
ma vigueur se desséchait comme l’herbe en été.
Je t’ai fait connaître ma faute, je n’ai pas caché mes torts,
j’ai dit : « Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés. »
et toi, tu as enlevé l’offense de ma faute.
Ainsi chacun des tiens te priera aux heures décisives,
même les eaux qui débordent ne peuvent l’atteindre.
Tu es un Refuge pour moi, mon abri dans la détresse,
de chants de délivrance tu m’as entouré.
« Je vais t’instruire, te montrer la route à suivre,
te conseiller, veiller sur toi.
N’imite pas les mules et les chevaux qui ne comprennent pas,
qu’il faut mater par la bride et le mors, et rien ne t’arrivera. »
Pour le méchant, douleurs sans nombre,
mais l’amour du Seigneur entourera ceux qui comptent sur lui.
Que le Seigneur soit votre joie, exultez, hommes justes,
hommes droits, chantez votre allégresse.

— * —

Psaume 50

Pitié pour moi, mon Dieu dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux , je l’ai fait.
Ainsi tu peux parler et montrer ta justice,
être juge et montrer ta victoire.
Moi, je suis né dans la faute,
j’étais pécheur dès le sein de ma mère.
Mais tu veux au fond de moi la vérité,
dans le secret tu m’apprends la sagesse.
Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur,
lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.
Fais que j’entende les chants et la fête,
ils danseront, les os que tu broyais.
Détourne ta face de mes fautes,
enlève tous mes péchés.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton Esprit Saint.
Rends-moi la joie d’être sauvé,
que l’Esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins,
vers toi, reviendront les égarés.
Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur,
et ma langue acclamera ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.
Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu,
c’est un esprit brisé,
Tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
un cœur brisé et broyé.
Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices,
oblations et holocaustes,
alors on offrira des taureaux sur ton autel.
Heureux l’homme dont la faute est enlevée,
et le péché remis.
Heureux l’homme dont le Seigneur ne retient pas l’offense,
dont l’esprit est sans fraude.
Je me taisais et mes forces s’épuisaient à gémir tout le jour,
ta main le jour et la nuit pesait sur moi,
ma vigueur se desséchait comme l’herbe en été.
Je t’ai fait connaître ma faute, je n’ai pas caché mes torts,
j’ai dit : « Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés. »
et toi, tu as enlevé l’offense de ma faute.
Ainsi chacun des tiens te priera aux heures décisives,
même les eaux qui débordent ne peuvent l’atteindre.
Tu es un Refuge pour moi, mon abri dans la détresse,
de chants de délivrance tu m’as entouré.
« Je vais t’instruire, te montrer la route à suivre,
te conseiller, veiller sur toi.
N’imite pas les mules et les chevaux qui ne comprennent pas,
qu’il faut mater par la bride et le mors, et rien ne t’arrivera. »
Pour le méchant, douleurs sans nombre,
mais l’amour du Seigneur entourera ceux qui comptent sur lui.
Que le Seigneur soit votre joie, exultez, hommes justes,
hommes droits, chantez votre allégresse.