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Le Manuel de l’Archiconfrérie
(d’après le Livre du Centenaire de François Veuillot
« Un siècle à Notre-Dame des Victoires » – édité le 27/11/1936)

Le Manuel, que rédigea le fondateur, est le facteur dont se servit la Providence pour faire connaître l’Archiconfrérie.

L’Abbé Desgenettes ne l’a écrit qu’à son corps défendant. Incapable à son avis de chanter dignement la gloire et les bienfaits du Cœur Immaculé, il n’a entrepris ce travail que sur l’insistance de quelques confrères, émerveillés des évènements dont sa paroisse était le théâtre.

La première édition est du 1er janvier 1839.

Le Manuel retrace les origines du mouvement, et nous donne le récit de multiples conversions accordées par Marie à cette époque.

D’abord, les associés seuls le connurent. Mais à peine publié, Marie s’empara visiblement de ce petit livre pour en faire l’instrument de ses grâces.

Un curé du diocèse du Mans, qui vient d’inviter sa paroisse à une neuvaine en l’honneur de la Vierge, reçoit inopinément de son neveu ce Manuel qui est pour lui toute une révélation ; il en donne lecture à ses paroissiens et s’applique à le commenter ; toute la bourgade est aussitôt transportée d’une ferveur et d’un émoi, dont le pasteur lui-même est stupéfié, en même temps que ravi. Nulle autre cause apparente à ce renouveau de piété que l’intervention de Notre-Dame des Victoires ; aussi, dès le mois de mai suivant, la confrérie du Cœur Immaculé de Marie, Refuge des pécheurs, est-elle installée dans son église.

D’autre part, le neveu de ce curé, le premier propagateur du Manuel, est un missionnaire ; partant bientôt pour la Chine, il y emporte avec soin ce trésor spirituel et le fera connaître en Extrême-Orient.

Aux vacances, les séminaristes de Saint-Sulpice l’emportèrent et le répandirent. Ce fut une traînée de poudre. Le monde entier le lut, grâce aussi aux Missions Etrangères, aux Lazaristes, aux Pères du Saint-Esprit, aux Montfortains, aux religieuses de nombre de congrégations.

« C’est ici, dit M. des Genettes, que commence cette prodigieuse propagation de l’Archiconfrérie ; nous n’allons plus que raconter les triomphes de Marie. »

En peu d’années, quinze éditions françaises ont paru, multipliées par de nombreuses traductions étrangères. Il faut souligner que cette diffusion surprenante, si elle révèle une intervention de Marie dont ce livre exalte et seconde les miséricordes, atteste également ce que nous pouvons appeler le génie de l’Abbé Desgenettes. De même que sa parole, en effet, sa plume inspirée possède une puissance qui dépasse de très haut les ressources de l’art et du talent ; sur les esprits, les volontés, les cœurs, avec le minimum de moyens, elle produit le maximum d’impression.