L'abbé Le Roy, lorsqu'il invoquait Notre-Dame des
Victoires, sous le titre de Reine de la paix, ne semblait-il pas
entrevoir, au-delà des espérances et des allégresses de 1918, les
déceptions et les angoisses qui les dissiperaient si vite, et si
cruellement.Ce nom, plus que jamais aujourd'hui, nous le pouvons
offrir en esprit d'hommage, d'action de grâces et de prière, à Celle qui
poursuit inlassablement, d'abord entre les hommes et Dieu, puis au sein de
la famille humaine, affreusement divisée, sa grande mission de
Réconciliatrice.
Mais, à cette œuvre de pacification, le successeur de
Mgr Rataud ne devait pas longtemps collaborer sur la terre. C'est à l'âge
de soixante dix ans qu'il prenait possession de cette lourde paroisse,
après une vie singulièrement laborieuse.
Avant d'appartenir au clergé de
Paris, ce prêtre poitevin s'était fait, plusieurs années durant, le
collaborateur d'un prélat qui, pas plus que lui-même, ne ménageait ses
auxiliaires ; il avait travaillé en Afrique, auprès du Cardinal Lavigerie,
puis, en Europe, quêté pour ses œuvres et formé des recrues pour son
clergé.
Après cinq ans de ministère actif à Notre-Dame des
Victoires, il succomba le 6 mars 1924 et fut remplacé par l'abbé Breffy.