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Accueil » Les différents types de prière

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Vous avez dit « prier » ?

Ce qui est premier, dans la prière, c’est le recueillement du cœur.

Puis, la prière peut s’exprimer différemment : par la voix, dans la méditation, dans l’oraison.

La prière vocale associe le corps à la prière intérieure du cœur, à l’exemple du Christ priant son Père et enseignant le  » Notre Père  » à ses disciples.

La méditation est une recherche priante qui met en œuvre la pensée, l’imagination, l’émotion, le désir. Elle s’appuie sur la lecture d’un passage de la Bible dans le but de le faire sien par la foi, en le confrontant à la réalité de notre vie.

L’oraison est l’expression simple du mystère de la prière. Elle est un regard de foi, silencieux,  fixé sur Jésus, une écoute de la Parole de Dieu, un silencieux amour. Elle réalise l’union à la prière du Christ dans la mesure où elle nous fait participer à son Mystère. Sainte Thérèse de Lisieux l’exprime ainsi :Souvent le silence seul est capable d’exprimer ma prière, mais l’hôte divin du tabernacle comprend tout ; même le silence d’une âme d’enfant (2v°) qui est remplie de reconnaissance !…

La prière, faite au fond du cœur, est un acte de l’intelligence et de la volonté :

-   De l’intelligence, c’est-à-dire qui réfléchit sur les choses de Dieu, sur les vérités de la foi. Elle pense aux grâces dont nous avons besoin et aux moyens de les obtenir.

-   De la volonté, c’est-à-dire qui fait correspondre, sous les regard de Dieu, nos actes à nos pensées et à nos paroles

Flash .. et astuces avec sainte Thérèse

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> ne pas rabâcher (Luc?) mais dire lentement les prières …

« Dans vos prières, ne rabâcher pas comme les païens : ils s’imaginent qu’en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter. N’allez pas faire comme eux ; car votre Père sait bien ce qu’il vous faut, avant que vous le lui demandiez. Vous donc, priez ainsi : Notre Père … » (St Matthieu : 6, 7-9).

« Quelquefois lorsque mon esprit est dans une si grande sécheresse qu’il m’est impossible d’en tirer une pensée pour m’unir au Bon Dieu, je récite très lentement un « Notre Père » et puis la salutation angélique ; alors ces prières me ravissent, elles nourrissent mon âme bien plus que si je les avais récitées précipitamment une centaine de fois… » (Sainte Thérèse de Lisieux)

 

> prier ce n’est pas non plus faire des « conférences à Dieu !

« Je ne méprise pas les pensées profondes qui nourrissent l’âme et l’unissent à Dieu, mais il y a longtemps que j’ai compris qu’il ne faut pas s’appuyer sur elles et faire consister la perfection à recevoir beaucoup de lumières. Les plus belles pensées ne sont rien sans les œuvres ». (Ms C, 19v°) (Sainte Thérèse de Lisieux)

« Le bon Dieu ne se fatigue pas de m’entendre, lorsque je Lui dis tout simplement mes peines et mes joies comme s’Il ne les connaissait pas… » (Sainte Thérèse de Lisieux)

> Pas de magie dans la prière :

« Ne croyez pas que lorsque je serai au Ciel je vous ferai tomber des alouettes rôties dans le bec… Ce n’est pas ce que j’ai eu ni ce que j’ai désiré avoir. Vous aurez peut-être de grandes épreuves, mais je vous enverrai des lumières qui vous les feront apprécier et aimer. Vous serez obligées de dire comme moi : « Seigneur, vous nous comblez de joie par tout ce que vous faites ». (Sainte Thérèse de Lisieux Derniers entretiens – Le Carnet jaune – p. 1041/16)

> Avec Marie :

« La Sainte Vierge me montre qu’elle n’est pas fâchée contre (26r°) moi, jamais elle ne manque de me protéger aussitôt que je l’invoque. S’il me survient une inquiétude, un embarras, bien vite je me tourne vers elle et toujours comme la plus tendre des Mères elle se charge de mes intérêts.  (Sainte Thérèse de Lisieux Manuscrit C – La prière – p. 269) (25r°)

L’objet de la prière (les différentes formes de prière)

C’est l’Esprit-saint qui nous enseigne à prier comme il le fit pour les Apôtres après la résurrection de Jésus. Dans la première communauté de Jérusalem, les croyants  » se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières  » (Ac 2, 42). La séquence est typique de la prière de l’Église : fondée sur la foi apostolique et authentifiée par la charité, elle est nourrie dans l’Eucharistie.

Ces prières sont d’abord celles que les fidèles écoutent et lisent dans les Écritures, mais ils les actualisent, celles des Psaumes en particulier, à partir de leur accomplissement dans le Christ (cf. Lc 24, 27. 44).

I. La bénédiction et l’adoration

La bénédiction exprime le mouvement de fond de la prière chrétienne : elle est rencontre de Dieu et de l’homme dans 2 mouvements :

tantôt, elle monte, portée dans l’Esprit Saint, par le Christ vers le Père (nous Le bénissons de nous avoir bénis ; cf. Ep 1, 3-14 ; 2 Co 1, 3-7. ; 1 P 1, 3-9.) ;

tantôt, elle implore la grâce de l’Esprit Saint qui, par le Christ, descend d’auprès du Père (c’est lui qui nous bénit ; cf. 2 Co 13, 13 ; Rm 15, 5-6. 13 ; Ep 6, 23-24).

L’adoration est la première attitude de l’homme qui se reconnaît créature devant son Créateur. Elle exalte la grandeur du Seigneur qui nous a fait (cf. Ps 95, 1-6) et la toute-puissance du Sauveur qui nous libère du mal.

II. La prière de demande

 » La prière est l’élévation de l’âme vers Dieu

ou la demande à Dieu des biens convenables « 

(S. Jean Damascène,)

Nous pouvons demander tous les biens spirituels qui concernent notre salut (corps et âme) Toutefois, même sur ce terrain, il convient d’observer l’ordre voulu par la Providence. Il ne s’agit pas de chercher à supprimer magiquement toute difficulté et toute tentation, puisque Jésus lui-même a connu les tentations et la croix. Vivre une épreuve peut être pour nous l’occasion de nous unir à la Passion du Christ pour le salut du monde.

Nous pouvons demander des biens temporels. Sans nul doute, nous avons le droit de demander la santé, la fortune, le succès dans nos entreprises, l’éloignement d’un malheur qui nous menace. Mais il ne faut pas oublier que tous ces avantages ne sont que des biens relatifs et que Dieu sait toujours ce qui est bon pour nous. Faisons-lui confiance.

Proverbes 30,7-9 : « Seigneur, je ne te demande que deux choses, ne me les refuse pas avant que je meure ! Éloigne de moi le mensonge et la fausseté, ne me donne ni la pauvreté ni la richesse : accorde-moi seulement de quoi subsister. Car, dans l’abondance, je pourrais te renier en disant : « Le Seigneur n’existe pas. » Et, dans la misère, je pourrais devenir un voleur, et profaner ainsi le nom de mon Dieu. »

Suivant la citation de saint Jean Damascène (voir plus haut), il s’agit de « demander des biens convenables » : aucune chose mauvaise, ou chose bonne en soi mais qui me porterait par exemple à une mauvaise action … donc : savoir pourquoi je demande telle chose. Puis, prier pour tous les hommes mais plus spécialement pour nous-mêmes, nos parents, l’Eglise, notre pays, les pécheurs, pour tous ceux qui souffrent et pour les âmes du Purgatoire.

La demande chrétienne est centrée sur le désir et la recherche du Royaume qui vient, conformément à l’enseignement de Jésus (cf. Mt 6, 10. 33 ; Lc 11, 2. 13). Il y a une hiérarchie dans les demandes : d’abord le Royaume, ensuite ce qui est nécessaire pour l’accueillir et pour coopérer à sa venue.

La demande du pardon est le premier mouvement de la prière de demande (cf. le publicain :  » aie pitié du pécheur que je suis  » : Lc 18, 13). Elle est le préalable d’une prière juste et pure. L’humilité confiante nous remet dans la lumière de la communion avec le Père et son Fils Jésus Christ, et les uns avec les autres (cf. 1 Jn 1, 7 – 2, 2) : alors  » quoi que nous Lui demandions, nous le recevrons de Lui  » (1 Jn 3, 22). La demande du pardon est le préalable de la liturgie eucharistique, comme de la prière personnelle.

III.  La prière d’intercession

L’intercession est une prière de demande qui nous conforme de près à la prière de Jésus. C’est Lui l’unique Intercesseur auprès du Père en faveur de tous les hommes, des pécheurs en particulier (cf. Rm 8, 34 ; 1 Jn 2, 1 ; 1 Tm 2, 5-8). Il est  » capable de sauver de façon définitive ceux qui par lui s’avancent vers Dieu, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur  » (He 7, 25). Intercéder, demander en faveur d’un autre, est, depuis Abraham, le propre d’un cœur accordé à la miséricorde de Dieu.

IV.  La prière d’action de grâces

L’action de grâces caractérise la prière de l’Église qui, en célébrant l’Eucharistie, manifeste et devient davantage ce qu’elle est. En effet, dans l’œuvre du salut, le Christ libère la création du péché et de la mort pour la consacrer de nouveau et la faire retourner au Père, pour sa Gloire. L’action de grâces des membres du Corps participe à celle de leur Chef.

V.  La prière de louange

La louange est la forme de prière qui reconnaît le plus immédiatement que Dieu est Dieu ! Elle le chante pour Lui-même, elle lui rend gloire, au-delà de ce qu’il fait, parce qu’IL EST. Elle participe à la béatitude des cœurs purs qui l’aiment dans la foi avant de le voir dans la Gloire.

S. Luc mentionne souvent dans son Evangile l’émerveillement et la louange devant les merveilles du Christ, les souligne aussi pour les actions de l’Esprit Saint que sont les Actes des Apôtres. En communion avec eux, l’Église de la terre chante aussi ces cantiques, dans la foi et l’épreuve. La foi, dans la demande et l’intercession, espère contre toute espérance et rend grâce au  » Père des lumières de qui descend tout don excellent  » (Jc 1, 17). La foi est ainsi une pure louange.

L’Eucharistie contient et exprime toutes les formes de prière : elle est  » l’offrande pure  » de tout le Corps du Christ  » à la gloire de son Nom  » (cf. Ml 1, 11) ; elle est, selon les traditions d’Orient et d’Occident,  » le sacrifice de louange « .