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Au cœur de Paris, la Basilique de
Notre-Dame des Victoires a été le témoin des grands évènements de
l'histoire de la capitale. Utilisée comme Bourse de commerce pendant la
période révolutionnaire, profanée en 1871 pendant la Commune, elle devint,
au 19e siècle, un important centre marial où parisiens,
provinciaux et étrangers venaient prier et remercier Notre-Dame des
Victoires et déposer des ex-voto en remerciements pour des grâces
obtenues.
En 1843, une association militaire, placée sous le patronage de Saint-Maurice, était
créée. Depuis cette date, des décorations, des objets
militaires furent régulièrement offerts et déposés auprès de la statue de
Notre-Dame des Victoires. Un registre tenu de 1913 à 1930 relève
fidèlement la liste des dons, très fréquemment anonymes.
Ils sont, le plus souvent, un témoignage
de reconnaissance pour une vie préservée, la réalisation d'une promesse,
les décorations d'un fils ou d'un mari mort au combat. Ils évoquent tous
les conflits, depuis les guerres de Crimée, du
Mexique, du Tonkin, etc. Mais ils concernent plus
particulièrement la première guerre mondiale.
C'est ainsi que l'on compte plusieurs centaines d'insignes de la Légion
d'honneur, de la croix de chevalier à la plaque de grand officier, des
dizaines de médailles militaires, des croix de guerre, des médailles
commémoratives avec les barrettes de tous les théâtres d'opérations :
Verdun, la Somme, les Eparges, Dixmude, etc.
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Une plaque de bronze émaillé rappelle cette période. Elle a été offerte par des Associations militaires et bénie par l'Evêque aux Armées le 31 mai 2006.
Le 11 férier de chaque année, les militaires de Paris et d'Ile de France se rassemblent à Notre-Dame des Victoires autour de leur évêque.
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Des décorations étrangères, civiles,
montrent la très grande diversité des donateurs, de tous grades, de toutes
origines, qui ont renoncé, en guise de témoignage, à porter une décoration
que l'on devine durement méritée.
Un inventaire, établi en 1936, fait état
de 1679 décorations auxquelles il faut
ajouter des casoars de Saint-Cyriens, des
épaulettes, des sabres, etc.
C'est ainsi qu'ont été offerts par leurs
familles, le casoar d'un Saint-Cyrien mort au champ d'honneur le 9 août
1914, quelques jours après le début du conflit, les épaulettes du colonel,
commandant le 330e RI, tué à l'ennemi, un fragment de drapeau
du 37e RI troué par les balles…
Tous ces souvenirs ont été rassemblés dans
des vitrines de différentes tailles, hautes placées dans le chœur, la nef
et les transepts de la basilique. Ainsi exposées depuis des dizaines
d'années, on aperçoit à peine les décorations derrière des vitres
vieillies et rares sont les visiteurs qui les remarquent.

Le Général de Gaule à Notre-Dame des Victoires en 1945
avec le Chanoine Jourdain
Ce riche et émouvant patrimoine, qui
évoque une longue histoire religieuse et militaire, mérite d'être
restauré, présenté et expliqué dans de meilleures conditions. Il faudrait, pour cela, l'aide de quelques généreux mécènes.

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>Quand Marie intercède pour nous ; >Chant d'amour des ex-voto ; >Prêtres et Religieuses au service du Sanctuaire |
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