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Accueil » Prier le Notre Père

 

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux
qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre-nous du mal. Amen.

Pater noster qui es in cælis:
sanctifícetur Nomen Tuum; advéniat Regnum Tuum;
fiat volúntas Tua,
sicut in cælo, et in terra.
Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie;
et dimítte nobis débita nostra,
sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris;
et ne nos indúcas in tentatiónem;
sed líbera nos a Malo.

Quelle est l’origine du Notre Père ?

Un jour un disciple voyant Jésus prier, lui demanda : « Apprends-nous à prier » (Lc 11,1). … Le texte du Notre Père est comme « une synthèse de tout l’Evangile. » (Tertullien). Saint Augustin ajoute « Parcourez toutes les prières qui sont dans les Écritures, et je ne crois pas que vous puissiez y trouver quelque chose qui ne soit pas compris dans l’Oraison dominicale »

La tradition liturgique utilise le texte de Matthieu (6,9-13) mais l’évangile de saint Luc nous en donne aussi le texte (Lc 11, 1).

Très tôt, l’usage liturgique a conclu la Prière du Seigneur par une doxologie : » Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, a puissance et la gloire dans les siècles « .

Pourquoi est-il appelé « la prière du Seigneur »?

Le Notre Père est appelé « Oraison dominicale », c’est-à-dire « la prière du Seigneur », parce qu’il a été enseigné par le Seigneur Jésus lui-même.

Mais Jésus ne nous laisse pas une formule à répéter machinalement (cf. Mt 6, 7 ; 1 R 18, 26-29). Comme pour toute prière vocale, c’est par la Parole de Dieu que l’Esprit Saint apprend aux enfants de Dieu à prier leur Père. Jésus nous donne non seulement les paroles de notre prière filiale, il nous donne en même temps l’Esprit par qui elles deviennent en nous  » esprit et vie  » (Jn 6, 63).

Quelle place tient le Notre Père dans la prière de l’Église?

Prière par excellence de l’Église, le Notre Père est « remis » au Baptême et à la Confirmation pour manifester la nouvelle naissance à la vie divine des fils de Dieu. L’Eucharistie en révèle le sens plénier, puisque ses demandes, s’appuyant sur le mystère du salut déjà réalisé, seront pleinement exaucées lors de la venue du Seigneur. Le Notre Père fait partie intégrante de la liturgie des Heures.

 

Pourquoi pouvons-nous « oser nous approcher en toute confiance » de notre Père?

Parce que Jésus, notre Rédempteur, nous introduit devant la Face du Père, et que son Esprit fait de nous des fils. Ainsi, nous pouvons prier le Notre Père avec une confiance simple et filiale, avec une joyeuse assurance et une humble audace, dans la certitude d’être aimés et exaucés.

 » Père ! « 

Prier le Père c’est entrer dans son mystère, tel qu’Il est, et tel que le Fils nous l’a révélé :

Nous pouvons invoquer Dieu comme  » Père  » parce qu’il nous est révélé par son Fils devenu homme et que son Esprit nous le fait connaître. Ce que l’homme ne peut concevoir ni les puissances angéliques entrevoir, la relation personnelle du Fils vers le Père (cf. Jn 1, 1), voici que l’Esprit du Fils nous y fait participer, nous qui croyons que Jésus est le Christ et sommes nés de Dieu (cf. 1 Jn 5, 1).

Quand nous prions le Père, nous sommes en communion avec lui et avec son Fils, Jésus-Christ (cf. 1 Jn 1, 3). C’est alors que nous le connaissons et le reconnaissons dans un émerveillement toujours nouveau.

Ce don gratuit de l’adoption exige de notre part une conversion continuelle et une vie nouvelle. Prier notre Père doit développer en nous deux dispositions fondamentales :

- Le désir et la volonté de lui ressembler. Créés à son image, c’est par grâce que la ressemblance nous est rendue et nous avons à y répondre.

« Vous ne pouvez appeler votre Père le Dieu de toute bonté si vous gardez un cœur cruel et inhumain ; car dans ce cas vous n’avez plus en vous la marque de la bonté du Père céleste. » (S. Jean Chrysostome, hom. ).

- Un cœur humble et confiant qui nous fait  » retourner à l’état des enfants  » (Mt 18, 3) : car c’est aux  » tout petits  » que le Père se révèle (Mt 11, 25) :

 » Notre  » Père

Notre  » Père concerne Dieu. Cet adjectif, de notre part, n’exprime pas une possession, mais une relation toute nouvelle à Dieu.

Quand nous disons  » notre  » Père, nous reconnaissons d’abord que toutes ses Promesses d’amour annoncées par les Prophètes sont accomplies dans la nouvelle et éternelle Alliance en son Christ : nous sommes devenus  » son  » Peuple et il est désormais  » notre  » Dieu. Cette relation nouvelle est une appartenance mutuelle donnée gratuitement : c’est par l’amour et la fidélité (cf. Os 2, 21-22 ; 6, 1-6) que nous avons à répondre à  » la grâce et à la vérité  » qui nous sont données en Jésus-Christ (Jn 1, 17). L’Église est cette nouvelle Communion de Dieu et des hommes : unie au Fils unique devenu  » l’aîné d’une multitude de frères  » (Rm 8, 29), elle est en Communion avec un seul et même Père, dans un seul et même Esprit Saint (cf. Ep 4, 4-6). En priant  » notre  » Père, chaque baptisé prie dans cette Communion :  » La multitude des croyants n’avait qu’un seul cœur et qu’une seule âme  » (Ac 4, 32).

 

« Qui es aux cieux »?

Cette expression biblique ne désigne pas un lieu, mais une manière d’être : Dieu est au-delà et au- dessus de tout. Elle désigne la majesté, la sainteté de Dieu, et aussi sa présence dans le cœur des justes. Le Ciel, ou la Maison du Père, constitue la vraie patrie vers laquelle nous tendons dans l’espérance, alors que nous sommes encore sur la terre. Nous vivons déjà en elle, « cachés en Dieu avec le Christ » (Col 3,3).

Comment se compose la prière du Seigneur?

Elle contient sept demandes à Dieu le Père. Les trois premières, les trois premières demandes ont pour objet la Gloire du Père : la sanctification du Nom, l’avènement du Règne et l’accomplissement de la volonté divine. Les quatre autres lui présentent nos désirs : ces demandes concernent notre vie pour la nourrir ou pour la guérir du péché et elles se rapportent à notre combat pour la victoire du Bien sur le Mal.

 

LES SEPT DEMANDES

La première vague nous porte vers Lui, pour Lui : ton Nom, ton Règne, taVolonté ! C’est le propre de l’amour que de penser d’abord à Celui que nous aimons. En chacune de ces trois demandes, nous ne  » nous  » nommons pas, mais c’est  » le désir ardent « ,  » l’angoisse  » même, du Fils bien-aimé pour la Gloire de son Père, qui nous saisit (cf. Lc 22, 14 ; 12, 50) :  » Que soit sanctifié … Que vienne … Que soit faite …  » : ces trois supplications sont déjà exaucées dans le Sacrifice du Christ Sauveur, mais elles sont tournées désormais, dans l’espérance, vers leur accomplissement final, tant que Dieu n’est pas encore tout en tous (cf. 1 Co 15, 28).

En demandant :  » Que ton Nom soit sanctifié  » nous entrons dans le dessein de Dieu, la sanctification de son Nom – révélé à Moïse, puis en Jésus – par nous et en nous, de même qu’en toute nation et en chaque homme.

Par la deuxième demande, l’Église a principalement en vue le retour du Christ et la venue finale du Règne de Dieu. Elle prie aussi pour la croissance du Royaume de Dieu dans l’  » aujourd’hui  » de nos vies.

Dans la troisième demande, nous prions notre Père d’unir notre volonté à celle de son Fils pour accomplir son Dessin de salut dans la vie du monde.

La seconde vague de demandes se déroule dans le mouvement de certaines épiclèses eucharistiques : elle est offrande de nos attentes et attire le regard du Père des miséricordes. Elle monte de nous et nous concerne dès maintenant, en ce monde-ci :  » donne-nous… pardonne-nous … ne nous laisse pas … délivre-nous « . La quatrième et la cinquième demandes concernent notre vie, comme telle, soit pour la nourrir, soit pour la guérir du péché ; les deux dernières concernent notre combat pour la victoire de la Vie, le combat même de la prière.

Dans la quatrième demande, en disant  » Donne-nous « , nous exprimons, en communion avec nos frères, notre confiance filiale envers notre Père des cieux.  » Notre pain  » désigne la nourriture terrestre nécessaire à notre subsistance à tous et signifie aussi le Pain de Vie : Parole de Dieu et Corps du Christ. Il est reçu dans l’  » Aujourd’hui  » de Dieu, comme la nourriture indispensable, (sur-)essentielle du Festin du Royaume qu’anticipe l’Eucharistie.

La cinquième demande implore pour nos offenses la miséricorde de Dieu, laquelle ne peut pénétrer dans notre cœur que si nous avons su pardonner à nos ennemis, à l’exemple et avec l’aide du Christ.

En disant  » Ne nous soumets pas à la tentation  » nous demandons à Dieu qu’il ne nous permette pas d’emprunter le chemin qui conduit au péché. Cette demande implore l’Esprit de discernement et de force ; elle sollicite la grâce de la vigilance et la persévérance finale.

Dans la dernière demande,  » mais délivre nous du Mal « , le chrétien prie Dieu avec l’Église de manifester la victoire, déjà acquise par le Christ, sur le  » Prince de ce monde « , sur Satan, l’ange qui s’oppose personnellement à Dieu et à Son dessein de salut.


Par l’  » Amen  » final nous exprimons notre  » fiat  » concernant les sept demandes :  » Qu’il en soit ainsi « .

(D’après le catéchisme de l’Eglise catholique n° 2773 à 2864)