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Théodore et
Alphonse Ratisbonne
Comment ne pas réunir ces deux frères nés
dans une famille juive de Strasbourg, l'un et l'autre glorieux enfants de
Marie ! L'aîné, Théodore Ratisbonne (1802-1884),
se convertit en 1827. Devenu prêtre, il fut nommé vicaire à Notre-Dame des
Victoires en 1840, et devint sous-directeur de l'Archiconfrérie. C'est à ce
titre qu'il sollicita les prières des associés pour son frère Alphonse. Au début de 1842, il leur demanda de
prier pour "un jeune israélite voyageant en Italie", qu'il désigna comme un
"libre viveur et libre penseur". Et c'est à Rome, quelques jours plus tard,
que le jeune Alphonse Ratisbonne (1812-1884), cédant au zèle apostolique de
l'un de ses compatriotes strasbourgeois, M. de Bussière, accepta de porter la
médaille miraculeuse et de copier, puisqu'il se refusait à le prononcer, le "Souvenez-vous"..
Le lendemain matin, jeudi 20 janvier
1842, Alphonse Ratisbonne rencontra M. de Bussière au moment où celui-ci se
rendait à l'église de Saint-André delle Fratte pour ordonner le convoi d'un de
ses amis, qui venait de mourir. Il le suivit. Et c'est à Saint André delle
Fratte, dans la chapelle dédiée à Saint Michel, qu'eut lieu sa
conversion.

La Vierge Marie lui apparut, les mains
ouvertes et étendues, lui faisant signe de s'agenouiller, ce qu'il fit
aussitôt. De cette apparition, Alphonse Ratisbonne
retira des lumières extraordinaires sur les mystères de la foi. Le 31 janvier,
il fut baptisé, communia et reçut la confirmation. Dans une lettre à M. Desgenettes, curé de
Notre-Dame des Victoires, Alphonse, devenu Marie Ratisbonne, écrivit, le 12
avril 1842, ayant été informé des prières de l'association :"C'est à vous, Monsieur le Curé, à vous
qui avez fondé l'Archiconfrérie pour la conversion des pécheurs, c'est à vous
que les pécheurs doivent compte des grâces qu'ils ont obtenues."
Marie-Alphonse Ratisbonne, devenu prêtre
en 1848, s'installa en Palestine et consacra sa vie au catéchuménat des
convertis d'origine juive, au sein de la double congrégation (masculine et
féminine) de Notre-Dame de Sion qu'établit et dirigea, pendant plus de
cinquante ans, son frère Théodore.
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