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Ses liens avec Notre-Dame des Victoires

Thérèse et Notre-Dame des Victoires : une longue histoire d’amour,
une connivence de chaque jour …

La maman de Thérèse, Madame Martin tout comme son époux, aimaient Notre-Dame des Victoires et leur confiance en elle se traduit pour nous dans plusieurs de leurs lettres.
(voir rubrique « Louis et Zélie Martin »)

C’est donc par eux que Thérèse a fait sa connaissance. Lorsqu’elle mentionne pour la première fois Notre-Dame des Victoires dans le manuscrit A, c’est déjà pour elle une figure familière. Ce texte se situe au cours de sa grave maladie, en mai 1883 :

« Un jour je vis Papa entrer dans la chambre de Marie où j’étais couchée ; il lui donna plusieurs pièces d’or avec une expression de grande tristesse et lui dit d’écrire à Paris et de faire dire des messes à Notre Dame des Victoires pour qu’elle guérisse une pauvre petite fille.

Ah! que je fus touchée en voyant la Foi et l’Amour de mon Roi chéri ! J’aurais voulu pouvoir lui dire que j’étais guérie, mais je lui avais déjà fait assez de fausses joies, ce n’était pas mes désirs qui pouvaient faire un miracle, car il en fallait un pour me guérir…

Un Dimanche (pendant la neuvaine de messes), Marie sortit dans le jardin me laissant avec Léonie qui lisait auprès de la fenêtre, au bout de quelques minutes je me mis à appeler presque tout bas : « Mama…Mama »Léonie étant habituée à m’entendre toujours appeler ainsi, ne fit pas attention à moi.
Ceci dura longtemps, alors je l’appelai plus fort et enfin Marie revint, je la vis parfaitement entrer, mais je ne pouvais dire que je la reconnaissais et je continuais d’appeler toujours plus fort :

« Mama ! Je souffrais beaucoup de cette lutte forcée et inexplicable et Marie en souffrait peut-être encore plus que moi ; après de vains efforts pour me montrer qu’elle était auprès de moi, elle se mit à genoux auprès de mon lit avec Léonie et Céline puis se tournant vers la Sainte Vierge et la priant avec la ferveur d’une mère qui demande la vie de son enfant, Marie obtint ce qu’elle désirait…

Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s’était aussi tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son coeur d’avoir enfin pitié d’elle…Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais vu rien de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Sainte Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues.

Il fallait un miracle et ce fut Notre Dame des Victoires qui le fit. »

On a retrouvé dans ses papiers une petite image après sa mort : elle avait dû la recevoir dans son enfance, peut-être après sa guérison ? Sur cette image on trouve encore, collée, une petite fleur : celle donnée par son père au jour de la Pentecôte 1887. Thérèse nous explique qu’après lui avoir fait sa grande confidence, lui demandant son accord pour entrer au Carmel à 15 ans,

« Je voudrais me rappeler ses paroles pour les écrire ici, mais je n’en ai conservé qu’un souvenir trop embaumé pour qu’il se puisse traduire. Ce dont je me souviens parfaitement, ce fut l’action symbolique que mon Roi chéri accomplit sans le savoir.

S’approchant d’un mur peu élevé, il me montra de petites fleurs semblables à des lys en miniature, et prenant une de ces fleurs, il me la donna, m’expliquant avec quel soin le Bon Dieu l’avait fait naître, et l’avait conservée jusqu’à ce jour; en l’entendant parler je croyais écouter mon histoire tant il y avait de ressemblance entre ce que Jésus avait fait pour la petite fleur et la petite Thérèse …

Je reçus cette fleurette comme une relique et je vis qu’en voulant la cueillir Papa avait enlevé toutes ses racines sans les briser, elle semblait destinée à vivre encore dans une autre terre plus fertile que la mousse tendre où s’étaient écoulés ses premiers matins… C’était bien cette même action que Papa venait de faire pour moi quelques instant plus tôt, en me permettant de gravir la montagne du Carmel et de quitter la douce vallée témoin de mes premiers pas dans la vie.

Je plaçai ma petite fleur blanche dans mon Imitation, au chapitre intitulé : « Qu’il faut aimer Jésus par-dessus toutes choses », c’est là qu’elle se trouve encore, seulement la tige s’est brisée tout près de la racine et le Bon Dieu semble me dire par là qu’il brisera bientôt les liens de sa petite fleur et ne la laissera pas se faner sur la terre. »
(Manuscrit A, 50 V°)

C’est au début du voyage à Rome que l’occasion se présentera, pour Thérèse, Céline et Monsieur Martin, de venir s’agenouiller aux pieds de Notre-Dame des Victoires, unissant à leur action de grâce une prière de confiance en l’avenir.
Pour faire visiter Paris à ses filles, Monsieur Martin a décidé que le départ de Lisieux se ferait deux jours plus tôt que celui de l’ensemble des pèlerins. Et pour profiter au maximum du sanctuaire de Notre-Dame des Victoires, ils descendirent dans un hôtel tout proche, rue du Bouloi ( Hôtel dont la trace ne peut être aujourd’hui retrouvée)
Thérèse raconte :

« Arrivés à Paris, papa nous en fit visiter toutes les merveilles. Pour moi, je n’en trouvai qu’une seule qui me ravit, cette merveille fut : »Notre Dame des Victoires ». Ah ! Ce que j’ai senti à ses pieds, je ne pourrais le dire… Les grâces qu’elle m’accorda m’émurent si profondément que mes larmes seules traduisirent mon bonheur, comme au jour de ma première communion….La Sainte Vierge m’a fait sentir que c’était vraiment elle qui m’avait souri, et m’avais guérie. J’ai compris qu’elle veillait sur moi, que j’étais son enfant, aussi je ne pouvais plus lui donner que le nom de « Maman » car il me semblait encore plus tendre que celui de Mère… Avec quelle ferveur ne l’ai-je pas priée de me garder toujours et de réaliser bientôt mon rêve en me cachant à l’ombre de son manteau virginal !… Ah ! C’était là un de mes premiers désirs d’enfant… En grandissant, j’avais compris que c’était au Carmel qu’il me serait possible de trouver véritablement le manteau de la Sainte Vierge et c’était vers cette montagne fertile que tendaient tous mes désirs..

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