#Edito : « Avec mon amour, va et ne pêche plus. »


La femme adultère vient d’être accusée.


Elle représente l’humanité pécheresse. Menacée, elle se prépare à mourir sous les coups d’une foule anonyme qui rejette le péché parce qu’elle ne sait pas quoi en faire, si ce n’est l’assimiler à ceux qui le font : celui qui a commis l’adultère est un adultère.

Ainsi, la femme va être lapidée, tuée sans qu’aucun ne soit vraiment responsable de sa mort. Elle n’est pas une personne, elle est un péché. C’est le péché qu’on lapide, c’est plus facile. N’est-ce pas ce à quoi nous assistons souvent dans les médias ?

 

Jésus qui s’est abaissé, dessine avec son doigt sur le sol. Ce doigt qui a écrit la loi sur les tables de Moïse, est le seul qui peut juger, en inscrivant notre condamnation sur la terre. Mais il ne la juge pas. Jésus ne la regarde pas. Sans doute ne veut-il pas la blesser davantage. Il la respecte infiniment. Il ne l’identifie pas à son péché. Pour lui, elle est une personne en devenir. Il l’aime. Il va donner sa vie pour elle, comme un époux.

 

Bien sûr, désormais elle devra se battre, lutter pour ne plus pécher. Peut-être tombera-t-elle, mais elle se relèvera et marchera encore et encore vers son destin d’épouse de l’amour. Et quand à nouveau, la tempête viendra, quand le puissant aiguillon de la tentation percera, elle se souviendra de la bonté de son Dieu, de la bonté de son époux qui ne la juge jamais Et qui lui donne son propre sang, sa propre force. Elle pourra entendre : « Avec mon amour, va et ne pèche plus. »

 

Père Antoine d’Augustin, Curé Recteur de la Basilique


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