#Edito : “Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !”


Est-il permis à un homme de répudier sa femme ? Pour Jésus cette question ne concerne pas seulement les hommes, mais également les femmes.


Alors que les pharisiens se situent dans le registre du permis/défendu, Jésus se place à un autre point de vue : il nous projette dans le mystère de la grâce divine. Il nous lance dans le mouvement de l’amour tel que Dieu le propose à son peuple.

Il invite hommes et femmes qui obéissent à la loi et à l’alliance à rendre leur union semblable à celle que Dieu a passée avec Israël, son peuple et son épouse. Il en a fait le sacrement de la réalité divine de l’amour. Un amour indéfectible, manifesté aux hommes pour le salut de tous.

 

Il s’agit donc, dans le cas soumis à Jésus, d’entrer dans la compréhension d’un mystère. Dieu va-t-il rompre son alliance et renvoyer son peuple parce qu’il n’a pas été totalement fidèle à l’amour qui lui a proposé ?

L’épouse Israël, va-t-elle répudier son époux, Dieu, en servant d’autres dieux ? De la même façon, Jésus dira à ses contemporains, c’est-à-dire à nous

« génération adultère, jusqu’à quand aurais-je à vous supporter ? »

Une génération adultère, c’est une génération qui se prostitue avec les idoles.

Et Dieu pardonne à l’épouse adultère. Son amour est sans limites et son alliance irrévocable. C’est un mystère de fidélité, de pardon, de miséricorde qui permet de comprendre ce qui était à l’origine. Jésus dans ce problème social, dévoile ce qui est à l’origine : la fidélité absolue de Dieu.

Il crée l’homme à son image, et propose à l’homme et à la femme de faire de leur union le sacrement et la manifestation de l’amour indéfectible de Dieu. C’est une manière divine de vivre. Manière impossible à l’homme sans la force de Dieu qui seul permet d’accueillir le Royaume à la manière d’un enfant.

 

Une telle exigence de fidélité à son mari ou à sa femme ne peut être comprise que dans ce climat. Et en cas « d’accident » de parcours ? La miséricorde de Dieu est toujours là. « Va et ne pèche plus ». Dans l’Eglise, la fidélité divine est renouvelée. Dans l’Eglise, le peuple chrétien est appelé, en dépit de ses fautes, à manifester en ce monde le sacrement de l’amour et de l’alliance indéfectible de Dieu avec son peuple. Dans l’Eglise, nous célébrons le festin des noces de l’époux et de l’épouse pardonnée.

 

Père Antoine d’Augustin


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