#Edito : Du bon usage du malheur


Titre un peu espiègle, mais qui ne veut pas vous blesser.


Surtout si vous avez l’impression d’être plongé dans la souffrance et de ne pas pouvoir en sortir.

Souvenons-nous que le Seigneur est au cœur de celle-ci pour nous aider. C’est le sens de la première lecture : il est au cœur du buisson, qui représente notre peine. Dieu vient souffrir avec nous. « Il fut donc pour eux un sauveur dans toutes leurs détresses. Dans son amour et sa compassion, lui-même les racheta ; il s’est chargé d’eux et les a portés. (Is 63, 9) ».

Ceci dit, il y a une question que nous nous posons parfois en pareil cas: «Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter cela ?». Ce qui est vrai, c’est que dans l’Evangile, il n’y a pas de rapports entre crimes et châtiments. Jésus le dit deux fois. Vous pensez que Dieu est responsable de votre souffrance? « Eh bien, je vous dis: pas du tout!». La violence de la mort ne correspond pas à la gravité de nos fautes. Ce n’est pas Dieu qui est à l’origine de nos souffrances, mais l’homme lui-même. En l’espèce c’est Pilate, homme sanguinaire, et les hommes qui n’ont pas entretenus la tour de Siloé. Le mal est le seul responsable, et nous y participons souvent. Devant lui, nous sommes solidaires. Voilà pourquoi le Seigneur insiste: «Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même.» C’est-à-dire non pas violement de la main de Pilate ou des pierres d’une tour, bien sûr, mais en esclave du péché.

 

Avec la parabole du figuier Jésus ne nous laisse pas au milieu du gué, il nous met dans l’espérance : celle d’un l’homme responsable qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour que le figuier porte des fruits. Évidemment, nous sommes le figuier et le Christ est le Vigneron. Si nous l’acceptons, le Seigneur se propose de nous soigner, d’ôter de notre cœur le péché qui nous entrave. Il nous fait comprendre que nous avons le temps de cette vie pour nous laisser transformer par lui. L’échéance de la mort est repoussée pour que nous revenions à lui de tout notre cœur.

Le temps que nous traversons est d’une espérance fantastique puisqu’elle nous offre la possibilité de nous unir librement au Seigneur. De librement faire du bien, de librement chercher la beauté, de librement servir la vérité.

 

Père Antoine d’Augustin


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