#Edito : Ecoute  !


Ecoute Israël, sont les premiers mots de la loi. On retient les commandements qui suivent en oubliant souvent de prêter attention à ces deux mots clefs pour nous.


Écoute ! Et non regarde ou goûte ou même, comprend, Israël. Non, « écoute » ! Ce mot est peut-être le plus important de toute la loi.

Il n’est pas un commandement au sens d’un principe de conduite. Il ne s’agit pas non plus une injonction subjective, qui serait propre à chacun. Un mot que chacun pourrait interpréter comme il l’entend.

Écoute, c’est un appel qui fait surgir un vis-à-vis à Dieu. C’est un appel qui crée une histoire entre Dieu et moi, un appel qui crée une relation. On pourrait traduire « écoute » par « reconnaît ». Comme si Dieu nous disait : « Reconnais, Antoine, que je suis ton Seigneur ». Alors on comprend que ce mot devient un acte de foi, une invitation à m’unir à Dieu. Un acte par lequel je peux adhérer à la réalité divine que me propose la loi.

Celui qui entend ce mot, peut se cacher les yeux comme le font les juifs en le disant deux fois par jour. Un peu comme si Dieu passait devant moi, qu’il me parlait et que je ne me sente pas digne de lui. Celui ou celle qui prononce ce mot mesure son impuissance devant Dieu. Impuissance à entendre cette voix, impuissance à lui obéir, impuissance à l’aimer.

Avec Jésus uni à moi par son humanité, je peux répondre sans crainte à son appel. Jésus est celui qui me permet de répondre en vérité, d’aimer en vérité. Je peux alors entendre le second commandement : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Amen, Seigneur de Gloire !

 

Père Antoine d’Augustin


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