#Edito : Jésus, notre victoire dans la tentation?


Jésus vient d’être baptisé. On se souvient de la parole du Père à cette occasion : « Tu es mon fils bien aimé, en toi j’ai mis tout mon amour ».


Il faut comprendre que le Père donne l’Esprit Saint au Fils, pour sa mission dans l’Incarnation. Et ce même Esprit Saint, qui est l’amour entre le Père et le Fils, emmène Jésus au désert pour y être tenté.

Un père peut-il permettre que son fils soit tenté ? Notons au passage que Jésus prend ainsi la route de tous ceux que le Père a aimé : Adam, Abraham, Moïse, David, Job. Tous ont fait le chemin spirituel du désert à Jérusalem, de la mort à la résurrection.

Pas étonnant donc que Jésus le fasse aussi, mais peut-être pour une autre raison. Les patriarches et les prophètes l’ont fait pour être purifiés, et l’ont été. Mais à quel prix ? Pensez à David et l’épisode « Bethsabée » : deux morts tout de même. Le Père sait à quel point il est difficile pour l’homme de résister à la tentation. Il envoie son Fils dans la chair de l’homme et permet qu’il soit tenté et vainqueur, afin que l’homme dans sa chair habitée désormais par le Christ, soit lui aussi victorieux. Jésus a vaincu- dit le texte de ce dimanche- toutes les tentations. Ainsi, au cœur de nos tentations purificatrices, nous avons un vainqueur qui nous donne la force de sa divinité. Comment ? Par notre baptême ! Nous avons en nous un vainqueur de tentations toutes catégories. Un champion universel pour que nous soyons, nous aussi, vainqueurs.

Rendons grâce pour le Christ qui nous associe à la victoire. Remercions-le infiniment pour avoir vécu cet affrontement redoutable et salvateur. Chers amis, soyons reconnaissants, infiniment reconnaissants. Nous avons à marcher du désert à Jérusalem, mais pour y être victorieux de tous les Baals, fiancés par le Christ afin de partager la gloire de la Trinité.

 

Père Antoine d’Augustin


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