#Edito : La pèche des miraculés


Le trésor de ce texte n’est pas évident à découvrir mais sa nature et son éclat en est immense.


Le langage pour le traduire est symbolique. Le contexte : tout d’abord une nuit, une pèche qui ne donne rien.

Les hommes sont seuls. Ensuite le jour, Jésus est là, il conduit les hommes à la victoire. Et enfin étonnante absence apparente de Jésus pendant la pèche. Par ce texte nous avons une illustration du discours caché de Jésus au bord du lac.

Il leur a parlé de la vie. De la vie en surabondance. Une vie tirée de la mort. C’est le sens des poissons qui sortent de la mer. Une vie nouvelle qui vient après la nuit. Il leur a parlé de Dieu qui est vraiment présent et qui peut changer la destinée des hommes. Comment ? par La présence et la parole de Jésus. Une parole directive et précise. Elle concerne Pierre comme un homme qui essaie de faire son job. Bref vous et moi. Il n’est pas ici question de vocation mais d’une promesse de fécondité. Une parole qui retentit et qui suscite un passage de la nuit au jour. Ainsi chacun de nous reçoit : 1/ la grâce d’un appelle ; c’est la demande de Jésus à Pierre de jeter le filet 2/ la responsabilité d’une tâche ; Pierre doit obéir pour remporter la victoire 3/ La délivrance de son péché ; Pierre voit Jésus tel qu’il est, non un maître mais le Seigneur de la vie. 4/ Enfin Pierre prend conscience de ses limites.

Pierre comprend que Jésus peut réaliser, ce qu’il ne peut, lui, accomplir rendre sa vie féconde. A condition d’accepter une dépendance avec le maitre qui devient Le Seigneur.

Dans le texte au moment de la pèche Jésus est apparemment absent dans le texte. Il est, symboliquement le filet. Il est celui qui rassemble sans faire mourir. Il est celui qui sort de la mort (la mer) et donne la vie. Alors, écoutons-le, il parle. Nous sommes bien, nous les disciples, nous les poissons, les miraculés tirés de la mort.

 

Père Antoine d’Augustin


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