#Edito : La transfiguration de Jésus


C’est le monde de Dieu qui fait irruption dans le monde des humains.


Cela se produit quatre fois dans l’Évangile : à l’Annonciation, au Baptême de Jésus, à la Transfiguration et à Pâques.

Ici, fait nouveau, Jésus dévoile son identité de façon particulière. Il se donne à voir comme il sera. Et donc, puisqu’il est incarné, comme nous serons, ressuscités. Dans cette vision, le temps et l’espace sont ouverts. Le ciel est ouvert, dévoilé. Les trois personnes de la Trinité sont là. Le Père par la voix, le Fils par l’homme et l’Esprit Saint par la nuée lumineuse. Ce jour-là, l’homme a accès à Dieu par l’écoute et la vue. Et ce jour préfigure tous les jours de notre vie. Des jours où nous passons d’aveugles à voyants, de sourds à entendants. Ce jour-là, Dieu nous donne accès à lui. Il ne se cache plus. Nous devenons véritablement « capables de Lui ». L’être naturel que nous sommes devient capable de surnature. Comment cela-a-t-il été rendu possible ?

Par la Transfiguration de Jésus, qui a eu lieu pour eux et en eux. Pour eux, afin qu’ils puissent traverser l’épreuve de la croix. La mort n’est pas la fin de l’histoire, ni celle de Jésus, ni la nôtre. Il faut comprendre la mort physique, mais aussi toutes les morts psychologiques de notre croissance. Une transfiguration a eu aussi lieu en eux. Ils ont été rendus capables de voir et d’entendre le ciel. Par le baptême, présence de la Trinité en nous, il y a comme une guérison de notre capacité à être en relation avec Dieu. C’est la promesse d’Isaïe (chapitre 35) reprise par Jésus, et qui se réalise, ainsi qu’il l’annonce à Jean Baptiste qui ne comprenait plus rien, qui était dans la nuit :

« Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient et les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent et la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ».

La Bonne Nouvelle, la voici : « Tu reviendras au Seigneur toi et tes Fils, tu écouteras sa voix de tout ton cœur et de toute ton âme, tu observeras tout ce que je te commande aujourd’hui. Alors le Seigneur changera ton sort, il aura pitié de toi » (Dt 30, 2-3a).

 

Père Antoine d’Augustin


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