#Edito : Dieu vous parle aujourd’hui !


C’est le temps de Dieu qui annonce des commencements nouveaux.


La tradition juive nous rappelle qu’il convient de se concentrer sur le service de Dieu, un jour à la fois, sans tenir compte des obstacles du lendemain.

L’aujourd’hui de Dieu, c’est l’accomplissement des promesses de Dieu, qui se poursuivent dans les siècles. Thérèse de l’Enfant Jésus fait écho à la tradition juive :

« Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère. Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit. Tu le sais, ô mon Dieu, pour t’aimer sur la terre, je n’ai rien qu’aujourd’hui ».

C’est l’Écriture qui nous fait comprendre l’actualité de notre vie, comment Dieu répand sa vie divine dans notre présent. Ainsi, dans les Actes des Apôtres nous pouvons lire :

« Alors Philippe pris la parole et, à partir de ce passage de l’écriture, il lui annonça la bonne nouvelle de Jésus ».

C’est à dire : ce que Jésus est en train de réaliser pour lui, ici et maintenant, une œuvre de libération, de guérison, de salut.

Mais comment les gens qui écoutent Jésus réagissent-ils ? Et bien de deux façons : Tout d’abord, ils sont étonnés de la grâce qui sort de sa bouche et en même temps, les orgueilleux, dans un bon sens tordu, ne reconnaissent pas cette grâce.

Ils reconnaissent son enveloppe charnelle, mais pas ce qu’est Jésus en vérité. Ils s’arrêtent à la partie extérieure de sa personnalité. Les siens croient le reconnaitre, ils ne le connaissent même pas. L’émerveillement à disparu. Ce constat peut plonger les orgueilleux dans la colère.

Alors Jésus va citer deux pauvres païens à évangéliser. Le pauvre a besoin des autres. L’orgueilleux n’a besoin de personne. Pour que sa gloire se manifeste en nous, il est nécessaire de reconnaître notre pauvreté. Et dans le cas contraire, Jésus est libre de faire ce qu’il veut, y compris de passer au milieu de nous pour nous purifier.

C’est exactement ce qui se passe avec la parole de Dieu chaque dimanche. Elle est donnée largement, mais ne porte du fruit que dans le cœur de celui qui la reconnaît. Beaucoup d’entre nous croient la reconnaître, ils ne la connaissent pas en vérité. Alors, comme Jésus, elle passe au milieu de nous mais sans faire le bien pour laquelle elle fut envoyée.

Seigneur donne nous un cœur de pauvre, juste pour aujourd’hui !

 

Père Antoine d’Augustin


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