#Edito : L’eau changée en vin, mystère du passage de l’ancienne alliance à la nouvelle 


Saint Jean nous plonge dans des noces. C’est la fête, l’occasion de rassembler les siens autour d’un couple qui va s’unir.


Nous avons tous vécus ces moments de joie. Jésus et ses disciples sont invités à Cana. Marie veille. Elle perçoit que le vin va manquer et intercède en se retournant vers son Fils : « Ils n’ont pas de vin ».

Jésus n’a pas encore commencé son ministère public : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore arrivée ». Mais elle provoque son attention par sa tendresse et par sa Foi. Lorsqu’elle dit : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le », il accèdera à sa demande en se retournant vers les serviteurs pour demander : « Remplissez les jarres d’eau ». La fête, les repas, la musique sont des moments particulièrement importants. On les retrouve à plusieurs reprises dans les évangiles, lors du retour du fils prodigue ou encore avec les Apôtres.

 

Mais ces noces de Cana revêtent une dimension particulière. Elles annoncent la nouvelle alliance proposée par le Christ, le nouvel Adam. Jésus veut pour cela notre collaboration. Il aurait pu accomplir ce signe sans l’intervention des serviteurs à qui il a demandé de remplir ces six jarres avant que l’eau ne soit transformée en vin. Ces noces de Cana ont lieu le troisième jour. Le Christ nous met ici dans la perspective de la résurrection, avant que le vin ne devienne son Sang. La transformation de l’eau en vin à Cana est le signe que notre nature humaine est destinée à être unie à la divinité de celui qui a pris notre humanité.

 

Alors que devons-nous retenir ? Nous sommes invités par le Christ à revêtir nos habits de noce.  Je suis le chemin, la vérité et la vie. Le Seigneur nous offre, avec la Croix, le salut, la vie éternelle. Mais cette invitation nécessite notre assentiment. Alors n’ayons pas peur de répondre et de mettre le couvert. Prions pour que tous les couples n’oublient pas l’alliance qu’ils nouent le jour de leurs noces.  Se savoir aimé et croire nous poussent à sortir de nous-mêmes. Entrer dans cette confiance est une véritable force de vie. Et n’oublions pas qu’une mère est toujours remuée par la confiance de son enfant. N’hésitons pas à nous tourner vers Marie qui agit en médiatrice.

 

Bertrand Chevalier, diacre


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