#Edito : “Que dois-je faire ? “


Voilà une question que nous nous posons souvent. Quand tout va bien, que dois-je faire pour que ça continue ? Quand tout va mal, que dois-je faire pour que ça aille mieux ? Quand il y a des hauts et des bas, que dois-je faire pour avoir une vie plus simple ? Bref, que dois-je faire ?


Voici la réponse de Jésus au jeune homme qui a une vraie quête existentielle :

« Dieu seul est bon »

Jésus insiste sur la bonté de son Père. Il ne dit pas qu’il ne l’est pas lui-même, il dit que c’est allant vers Dieu, en cherchant Dieu le Père, que le reste vous sera donné :

« Cherchez plutôt son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît » (Lc 12,31)

C’est en allant vers Dieu seul que le bien sera trouvé. L’image ou l’idée que nous nous faisons de Jésus peut être un obstacle à l’adoration due à Dieu seul. Les Apôtres au pied de la croix attendaient tous quelque chose de Jésus. Les disciples d’Emmaüs attendaient un Messie politique.  Jésus ne leur a pas donné ce qu’ils attendaient, il voulait leur donner davantage : le salut. Marie seule était là pour Jésus seul. Sans attendre quoi que ce soit de son fils, elle attendait tout de Dieu. Elle a tout reçu.

Mais alors, comment aller vers le Père par le Fils, dans une juste vision du Fils ? En quittant nos richesses ! En quittant le trop plein de richesses, où sans que l’on s’en aperçoive, d’un même amour sont aimés les commandements de Dieu, les parents, les conditions de vie assurées. Jésus nous propose de changer la nature de notre trésor en investissant dans une autre réalité :

« Vends ce que tu as, donne-le aux pauvres et suis-moi »

On peut entendre et comprendre cette phrase comme Abraham :

« Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction » (Gn 12, 1-2).

C’est une vraie révolution copernicienne. Accepter de ne vivre que de ce que donne le Christ : c’est le suivre, vivre avec lui. Comme dirait sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, « juste pour aujourd’hui. »

Impossible ?

« Pour les hommes, c’est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » (Mc 10, 27)

 

Père Antoine d’Augustin


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