#Edito : « Que tous soient un »


Nous entendons ce dimanche le détail de la prière de Jésus à son Père.


Nous pouvons l’entendre parce que c’est Lui qui nous l’a transmise et s’il l’a fait, c’est qu’il est très important que nous en prenions connaissance. Pourquoi ?

Parce qu’elle nous révèle trois niveaux de compréhension au service de notre unité.

Le premier niveau est économique : La dispersion provoque l’affaiblissement. La fidélité à l’unité assure une économie d’énergie. En effet, aucun combat ne peut être remporté en dispersant ses forces. Il en est ainsi d’une conquête pour un bien social, écologique, bioéthique, politique, amoureux, que sais-je. La première action de l’ennemi sera justement de disperser nos forces, ce qui nous fatiguera.

Le second niveau est moral. Nous suivons le Christ. C’est notre identité de chrétien. Je vais vous choquer, mais peu importe ce que nous pensons. Nous pouvons avoir les idées que nous voulons, dans l’ordre que nous voulons. C’est le Christ qui fait notre communion, pas ce que nous pensons. Cette communion se réalise à la messe. C’est lui qui vient mettre l’ordre et la paix par le troisième niveau.

Ce troisième niveau de compréhension, est une question d’efficacité. En effet, le Seigneur veut que nous soyons plus efficaces dans notre amour pour nos frères et sœurs, dans notre témoignage du salut pour tous les hommes. Comment cela se réalise-t-il ? Par notre communion avec la Trinité. Quand ? à la messe. Voilà pourquoi la messe du dimanche n’est pas une option, mais une obligation. Elle est le lieu où la vitalité de notre baptême se déploie pour une fécondité plus grande. Par la communion au corps du Christ, nous communions au mouvement surpuissant de la vie trinitaire. Toute notre vie en est changée puisque Dieu agit puissamment par la diffusion de sa grâce.

Soyons dans la joie puisque le Seigneur est le premier artisan de notre unité.

Père Antoine d’Augustin, Curé Recteur de la basilique


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