#Edito : Sacrés fils de Zébédée !


Jésus vient pour la troisième fois de leur annoncer sa mort et sa résurrection. L’heure est plutôt grave, non ?


Et bien, les fils de Zébédée, Jacques et Jean, pensent à leur situation future.

Ils aiment Jésus et veulent, c’est logique, rester près de lui après sa mort. Ils sont prêts à tout pour cela. Ils acceptent les conditions de Jésus sans savoir exactement à quelle sauce ils vont être mangés. Ils aiment vraiment Jésus et lui font confiance. Pourtant Jésus leur donne un prix très cher à payer : le martyre, sans pouvoir leur donner ce qu’ils demandent. Drôle de contrat… Ils l’acceptent. Qu’ont-ils vraiment accepté ? Ils ont accepté de suivre Jésus à travers sa passion et sa résurrection. Ils ont accepté d’être livrés aux hommes comme Jésus l’a été. Ils ont accepté de boire la coupe de rédemption, comme le Christ.

Pourquoi le Christ a-t-il été livré ? Pour nous donner une vie nouvelle dès cette terre, une vie empreinte d’éternité, la vie divine pour aujourd’hui. C’est un service royal que Jésus nous a rendu, l’impôt du sang. Un service qu’il renouvelle à chaque messe. Un service royal que Jacques et Jean ont, eux aussi, vécu. Un service qu’il veut que nous vivions avec lui, aidés par la puissance de l’Esprit Saint. Ainsi, par un flot d’amour, le Père nous livre son Fils. En le recevant « livré pour nous », en nous, la mort et tout ce qui nous y entraîne est pulvérisé. La divinité du Fils purifie notre humanité et dissout en nous le péché. Guéris, nous sommes appelés à le suivre. Si nous voulons le suivre, nous serons livrés aux hommes, comme lui. A notre tour, nous pulvériserons la mort en ceux à qui nous sommes offerts, par la grâce du ressuscité qui vit en nous. Quelle puissance d’amour inégalée !!!! C’est un pouvoir, un règne plus puissant que celui des grands de ce monde.

Qu’avons-nous à y gagner ? A la fin, le ciel. Avant, le passage en nous de la vie divine : un mouvement qui découvre notre péché comme la mer en se retirant découvre la réalité du fond de l’océan. Par notre péché, nous blessons Dieu, nous le mettons à mort. Mais en dévoilant ce que nous sommes à travers ce que nous lui faisons, Dieu dévoile qui il est. Nous le voyons tel qu’il est : une immensité d’amour et de miséricorde dans laquelle il nous entraîne.  Merci Jacques et Jean de nous montrer la route à suivre, donnez-nous aussi la grâce d’y être fidèle.

 

Père Antoine d’Augustin


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