#Edito : Si quelqu’un veut être le 1er, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous


Comment comprendre cette phrase : «Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous» ?


Jésus vient pour la seconde fois d’annoncer sa Passion, et les disciples discutent entre eux pour savoir qui est le plus grand. Ils aiment leur Seigneur et veulent être près de lui. Ils se disent peut-être que, pour rester à ses côtés, ils doivent être grands, puisque Jésus est grand. Ils ne voient pas encore son humilité, sa pauvreté, d’où leur interrogation. Essayons de comprendre qui est le premier.

Le premier est le bien-aimé. Saint Paul parle du premier-né d’une multitude de frères (Rm 8,28-30). Il n’est pas l’aîné, puisque Jésus n’avait pas de frères. Il est le bien aimé. C’est ainsi que son Père le désigne : « Tu es mon Fils bien–aimé, en toi je trouve toute ma joie. » Il n’est donc ni l’aîné, ni le meilleur. Ainsi nous pouvons lire dans l’Écriture

«Tu diras à Pharaon : Ainsi parle l’Éternel : Israël est mon fils, mon premier-né» (Ex 4,22).

Israël est le peuple choisi, il n’est pas seulement le peuple juif, il est aussi l’Église, et par extension chacun d’entre nous. Le premier-né est Jésus, mais nous comprenons qu’il peut aussi être chacun d’entre nous. Le Seigneur veut nous dire que le premier est celui qui est bien aimé, qui est le bien-aimé du Père. Il est le premier dans l’amour du Père, non pas dans la génération.

Alors, celui qui veut être le premier, le bien aimé, à un choix à faire : celui de vivre la joie d’être aimé, de se laisser aimer par Dieu comme un enfant et de marcher derrière Jésus, à sa suite.

C’est ce que Jésus propose aux disciples dans l’Evangile de ce jour : prendre la dernière place, celle de l’enfant. À peine considéré comme une personne par les adultes à l’époque de Jésus, il est la figure du bien aimé.

Ainsi le Seigneur nous rappelle que celui qui accueille une personne dans sa fragilité, accueille le bien aimé. Et celui qui accueille le bien aimé, devient lui-même un bien aimé, c’est-à-dire quelqu’un de grand.

Devenons des premiers, des premiers nés, des biens aimés en suivant Jésus, en nous accueillant les uns les autres. En accueillant particulièrement ceux qui sont nouveaux dans notre paroisse.

 

Père Antoine d’Augustin


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