#Edito : Solennité du Saint-Sacrement


La fête du Saint-Sacrement est la fête de la présence de Dieu sur la terre.


 Le Curé d’Ars, dont nous recevons les reliques à la fin du mois de juin, ne cessait de le dire, en montrant le tabernacle : « Il est là, Il est là, Il est là ! » et il se mettait à pleurer et tout le monde se convertissait. Je suis prêt à pleurer pour que les fidèles de la basilique se convertissent. Il n’empêche, Il est là !

Le Seigneur est aussi à la basilique à chaque messe. Qu’elle invention sublime ! Pour être présent avec nous et en nous, Dieu imagine le Saint- Sacrement. Ainsi Notre-Seigneur répond lui-même au menteur qui ne cesse de nous faire croire que Dieu est absent. Non, Il est bien présent, comme Il l’a promis.

Dans le Saint-Sacrement, il est facile de trouver Dieu : Il est dans chaque église, dans le tabernacle. Chaque personne qui s’incline devant celui-ci avec foi est touché en son être même. Nous ne pouvons pas passer devant le Roi des rois sans que son amour ne nous effleure et ne nous touche profondément.

Quand un jour le curé d’Ars, entrant dans son église, voit le père Chaffangeon, paysan des Dombes, assis, regardant fixement le tabernacle, il lui demande : « Père Chaffangeon, que faites-vous ? », la réponse fuse : «Je l’avieuse et il m’avieuse». Pour bien comprendre, il faut savoir qu’avieuser, en patois des Dombes, signifie apprécier ce que peut rapporter un champ rien qu’en le regardant. Bref, considérer les fruits à venir. Donc le père Chaffangeon et Jésus s’avieusent, ils voient la richesse l’un de l’autre. Qu’elle science salutaire !

Imitons le père Chaffangeon, paroissien d’Ars. Nous, fidèles de Notre- Dame des Victoires, devenons « tabernaculaires ». Saluons souvent le Saint- Sacrement. Passons souvent saluer ce Roi si bon. Nous le faisons pour sa mère. N’oublions pas le Fils : Il vous attend pour vous combler de sa présence, pour vous faire connaître le poids de votre fécondité.

 

Père Antoine d’Augustin