Les Visiteurs
et Illustres Pèlerins (VIP)


XVIIème siècle à nos jours

(1609-1684)

Frère Fiacre

Frère Fiacre de Sainte Marguerite entra en 1631 chez les Augustins déchaussés comme humble frère convers. Il était un grand dévot de Notre Dame et un puissant intercesseur auprès d’elle. La Vierge lui apparut le 3 novembre 1637, annonçant la naissance prochaine de Louis XIV, qu’il avait sollicitée depuis de nombreuses années.

Source : Louis BLOND, Notre Dame des Victoires, histoire ancienne, histoire moderne, 1936

(1632-1687)

Jean-Baptiste Lully

Le surintendant de la musique du roi Louis XIV habitait 45 rue des Petits Champs. Notre Dame des Victoires était donc sa paroisse. Il fut inhumé dans l’église. Sa tombe ayant été profanée lors de la Commune de Paris, la basilique abrite désormais son cénotaphe.

Source : Edmond LAMBERT et Aimé BUIRETTE, Histoire de l’église de Notre-Dame-des-Victoires : depuis sa fondation jusqu’à nos jours, et de l’Archiconfrérie du Très-Saint et Immaculé Cœur de Marie, 1872

(1756-1791)

Wolfgang Amadeus Mozart

Le célèbre compositeur est souvent venu réciter son chapelet dans les périodes d’épreuves personnelles et familiales. Il écrit dans une lettre du 3 juillet 1778 : « Quand je reviens à Paris, je ne manque jamais, pour dire mon chapelet, de me rendre à Notre Dame des Victoires. »

Source : Jean CLAPIER, Quand la Vierge Marie sourit aux pécheurs, 2013

(1779-1851)

Bienheureuse Anne-Marie Javouhey

La fondatrice des religieuses dites de Saint-Joseph de Cluny, qui fut, aux yeux du pape Pie XI la première femme missionnaire, venait souvent prier le Cœur Immaculé de Marie, à l’installation de la maison mère de sa Congrégation à Paris en 1834. En 1843, au retour de sa mission et jusqu’à la fin de sa vie, elle vint régulièrement se recueillir à la paroisse. Les sœurs envoyées en mission prirent l’habitude de venir se confier à la Vierge avant leur départ. En 1954, la Congrégation a fait poser un ex-voto d’action de grâce.

Source : Jean CLAPIER, Quand la Vierge Marie sourit aux pécheurs, 2013

(1786-1859)

Saint Jean-Marie Vianney

Le saint Curé d’Ars s’inscrit à l’Archiconfrérie de Notre Dame des Victoires dès les premières années de sa fondation, le 21 octobre 1839. Il y inscrira ensuite toute sa paroisse. Les archives de la Basilique conservent de lui une lettre autographe adressée à l’Abbé Desgenettes.

Sources : archives de l’Archiconfrérie

(1789-1840)

Saint Marcellin Champagnat

Lors de ses passages à Paris, alors qu’il effectuait des démarches pour faire reconnaître sa jeune congrégation, le fondateur des Frères maristes des écoles est venu régulièrement prier Notre Dame des Victoires et rencontrer l’Abbé Desgenettes. Il inscrit les frères à l’Archiconfrérie le 28 novembre 1839. Depuis, une statue de Notre Dame des Victoires est toujours présente à la maison mère.

Source : lettre d’un frère mariste à Monsieur l’abbé Duloisy, 14 janvier 1999

(1801-1890)

Bienheureux Cardinal Henry Newman

Se rendant à Rome en octobre 1846 pour se préparer à recevoir l’ordination sacerdotale catholique, John Henry Newman s’est arrêté à Paris pour venir prier à Notre-Dame des Victoires et rendre grâce pour sa conversion. Il a été béatifié en 2010 par Benoit XVI.

(1802-1884)

Théodore [ & Alphonse Ratisbonne (1814-1884)]

L’aîné, Théodore Ratisbonne, se convertit en 1827. Devenu prêtre, il fut nommé vicaire à Notre-Dame des Victoires en 1840, et devint sous-directeur de l’Archiconfrérie. C’est à ce titre qu’il sollicita les prières des associés pour son frère Alphonse, libre penseur, qui se convertit à Rome et devint prêtre en 1848.

Source : lettre de Marie –Alphonse Ratisbonne à M. Dufriche-Desgenettes, 12 avril 1842.

(1802-1861)

Henri-Dominique Lacordaire

Le réformateur de l’ordre des prêcheurs (dominicains) en France vient célébrer la messe le jour de la saint Jean l’Evangéliste le 27 décembre 1840, et prêche à celle de l’Archiconfrérie le 15 janvier 1844 et le 15 août 1845.

Source : Louis BLOND, Notre Espérance, Notre Dame des Victoires, 1941 et Emmanuel d’ALZON, lettre du 21 août 1845 (présent dans l’assemblée le 15 août 1845)

Source : lettre de Marie –Alphonse Ratisbonne à M. Dufriche-Desgenettes, 12 avril 1842.

(1802-1852)

Vénérable Père François Libermann

François Libermann, fils de Lazare Libermann, rabbin à Saverne (Alsace), se convertit au catholicisme en 1826. Ordonné prêtre en 1841, il vint célébrer une « première messe » à Notre-Dame des Victoires. Encouragé et aidé par l’abbé Desgenettes, il fonde deux congrégations missionnaires pour l’évangélisation de l’Afrique : la société du Saint-Cœur de Marie et la congrégation du Saint Esprit (les Spiritains).

Source : Jean CLAPIER, Quand la Vierge Marie sourit aux pécheurs, 2013

(1805-1875)

Dom Prosper Guéranger

Restaurateur de l’Abbaye de Solesmes et de l’Ordre Bénédictin en France, Dom Guéranger a été soutenu dans toutes ses oeuvres par son ami l’Abbé Desgenettes, dès 1829. Il s’inscrit à l’Archiconfrérie deux mois après sa fondation. Son livre « L’Année Liturgique » a été lu régulièrement par Sainte Thérèse de Lisieux avec ses soeurs pendant son enfance.

Source : Dom Guy-Marie OURY, Dom Guéranger, moine au cœur de l’Eglise et Jean CLAPIER, Quand la Vierge Marie sourit aux pécheurs, 2013

(1807 – 1870)

Saint Antoine-Marie Claret

Prêtre originaire de Catalogne (Espagne), il entend parler de l’Archiconfrérie et de sa fécondité apostolique en 1843, dès la traduction en espagnol du Manuel de prière de ses membres. Ardent missionnaire, il fonde des confréries du Cœur de Marie dans chaque paroisse où il prêche. Ordonné archevêque de Cuba, il établit des confréries également sur l’île, avant de fonder la Congrégation des Missionnaires du Cœur Immaculé de Marie, ou clarétains. Appelé par la reine Isabelle II, il rentre en Espagne et devient son confesseur. Il la suit en exil en France et notamment à Paris. Il viendra prier à l’autel de Notre Dame des Victoires entre 1869 et 1870, quelques mois avant de se rendre à Rome pour le premier concile du Vatican.

Source : site Internet de la Congrégation des clarétains

(1810-1880)

Vénérable Père Emmanuel d’Alzon

Le père d’Alzon, vicaire général du diocèse de Nîmes, vint prêcher à Notre Dame des Victoires le 6 juillet 1845. Il prononça dans l’église des vœux privés de religion. Il est le fondateur de la Congrégation des Augustins de l’Assomption (Assomptionnistes) et les Oblates de l’Assomption.

Source : Jean-Paul PERIER-MUZET, a.a., Nouvelle chronologie du P. d’Alzon, 2010

(1811-1854)

Sainte Emilie de Villeneuve

La religieuse, fondatrice en 1836 de la congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception de Castres (Tarn),a été canonisée en 2015. Celle qui a voué sa vie aux pauvres avait un grand amour de la Sainte Vierge. Elle vint en pèlerinage à Notre Dame des Victoires en juin 1843 et en 1847 et rencontra l’Abbé Desgenettes.

Source : lettre du27 juin 1843 et du 14 décembre 184

(1811-1868)

Saint Pierre-Julien Eymard

Le Père Eymard, fondateur de la Congrégation des Pères du Saint-Sacrement et de celle des Servantes du Saint-Sacrement, animé d’une très grande piété mariale dès son adolescence, célébra plusieurs messes à Notre-Dame des Victoires en 1849. Il prêche pour l’Archiconfrérie à la Toussaint 1856 et à la Fête Dieu 1868.

Source : Correspondance 140, 142, 2187

(1817-1898)

Sainte Marie Eugénie Milleret

La fondatrice des Religieuses de l’Assomption, institut apostolique dédié à l’enseignement, a été canonisée en 2007 par Benoît XVI. Proche du Père d’Alzon, elle agrège sa Congrégation à l’Archiconfrérie en 1841. Une de ses sœurs a été guérie miraculeusement, au terme d’une neuvaine à Notre Dame des Victoires, en septembre 1866.

Source : archives de la Congrégation des Religieuses de l’Assomption

(1818-1888)

Saint Jean Bosco

Le samedi 28 avril 1883, saint Jean Bosco célébra à 9 heures du matin la messe hebdomadaire à Notre-Dame des Victoires pour la conversion des pécheurs. Pendant la célébration, Don Bosco eut une vision du jeune Louis Colle, défunt, affirmant : « ce sanctuaire est la maison des bénédictions et des grâces ».

Source : Louis BLOND, Notre Dame des Victoires, histoire ancienne, histoire moderne, 1936

.

(1818 – 1866)

Saint Antoine Daveluy

Mgr Antoine Daveluy, originaire d’Amiens, missionnaire de la Congrégation des Missions Etrangères de Paris, martyrisé en Corée en 1866 et canonisé par le Pape Jean-Paul II en 1984, diffusa la dévotion à Notre-Dame des Victoires en Corée du Sud.

(1823 – 1894)

Saint Louis Martin

Alors étudiant en horlogerie à Paris, Louis vient régulièrement prier Notre Dame des Victoires. Il écrit à son épouse Zélie en 1863 « J’ai eu le bonheur de communier à Notre Dame des Victoires, qui est comme un petit paradis terrestre. J’ai aussi fait brûler un cierge à l’intention de toute la famille. » Il vient en pèlerinage le 4 novembre 1887 avec ses filles Céline et Thérèse remercier la Vierge pour la guérison de cette dernière.

Source : Louis et Zélie Martin, Correspondance familiale, CF 2bis

(1825-1871)

Bienheureuse Eugénie Smet (Marie de la Providence) 

La fondatrice des religieuses Auxiliatrices du Purgatoire vient prier Notre Dame des Victoires lors d’un pèlerinage le 20 janvier 1856. Alors au bord du découragement face à de nombreuses difficultés, elle reçoit de Marie paix et confiance pour continuer l’œuvre commencée.

Source : archives de la Congrégation

(1825-1897)

Abbé Louis Roussel

L’abbé Roussel, fondateur de l’œuvre de la Première Communion et des Orphelins Apprentis d’Auteuil fut le fils spirituel de l’abbé Desgenettes. Il célébra sa première messe à Notre-Dame des Victoires en 1854.

(1825-1911)

François Jean-Baptiste Delaplace

Le Père François Jean-Baptiste Delaplace, spiritain, fut marqué par la dévotion au Coeur de Marie qu’avait M. l’Abbé Desgenettes, son contemporain, et ami du fondateur de la Congrégation du Saint Esprit, le Père Libermann, à laquelle il appartenait. En 1860,il fonde la congrégation missionnaire des servantes du Saint Coeur de Marie.

Source : Notice sur les rapports de la Congrégation du Saint Esprit et de l’Immaculé Cœur de Marie avec l’Archiconfrérie de Notre Dame des Victoires et son vénérable fondateur, publié par la maison mère en 1860.

Pour en savoir plus sur cette congrégation :

http://www.sscmfrance.org/index.htm

(1821-1871)

Serviteur de Dieu Hermann Cohen

Le 6 décembre 1848, devant l’autel de la Vierge, un jeune converti de 27 ans, Hermann Cohen, accompagné de quelques amis, inaugurait l’Adoration nocturne de Notre-Dame des Victoires, fixée de 21 h à minuit, chaque premier jeudi du mois. Entré au carmel quelque temps plus tard, il prendra le nom de Père Augustin-Marie du Très Saint Sacrement. Sa dévotion à Saint Augustin est née après avoir entendu l’Abbé Desgenettes parler de la conversion du saint évêque.

Source : Jean-Claude MERCIER, Revue Notre espérance n°157, Notre Dame des Victoires et Hermann Cohen, janvier 2015

(1829-1861)

Saint Théophane Vénard

St Théophane Vénard, prêtre des Missions étrangères, inscrit à l’Archiconfrérie dès 1847, consacra à la « Vierge bénie son sacerdoce » et confia sa mission à Notre-Dame des Victoires avant de partir au Tonkin où il mourut martyrisé le 2 février 1861.

Source : Louis BLOND, Notre Dame des Victoires, histoire ancienne, histoire moderne, 1936

(1834-1889)

Bienheureuse Marie Thérèse de Soubiran

Le 21 septembre 1874, Marie-Thérèse de Soubiran vint se recueillir à Notre Dame des Victoires, après avoir été injustement rejetée de la Congrégation de Marie-Auxiliatrice qu’elle avait fondée 10 ans plus tôt. En 2014, la congrégation a fait poser un ex-voto en remerciement de la grâce accordée à sa fondatrice en ce lieu.

Source : archives de la Congrégation

(1838-1924)

Servante de Dieu Adèle Garnier

Alors qu’elle a reçu de Dieu l’intuition d’établir l’adoration perpétuelle à la Basilique du Sacré Cœur de Montmartre encore en construction et celle de fonder une communauté de religieuses adoratrices et réparatrices, Adèle Garnier vient confier l’avenir de ce projet à Notre Dame des Victoires le 8 décembre 1874. Elle reviendra le 8 novembre 1896. Elle est la fondatrice des Bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre et des Adoratrices de Jésus de Montmartre, osb.

Source : archives de la Congrégation

(1848-1907)

Joris-Karl Huysmans

Romancier, critique d’art, défenseur du naturalisme convertit au catholicisme, Joris-Karl Huysmans laisse un témoignage de sa dévotion à Notre-Dame des Victoires dans son roman « En Route », de 1895. Il met dans la bouche de son héros Durtal les paroles suivantes : « Notre Dame des Victoires est, du point de vue esthétique nulle, et j’y suis allé quelquefois pourtant, parce que seule, à Paris, elle possède l’irrésistible attrait d’une piété sûre, parce que seule, elle conserve l’âme perdues des temps. A quelque heure qu’on y aille, dans une silence absolu, des gens prosternés y prient ; elle est plaine lorsqu’on ouvre et encore pleine quand on la ferme ; c’est un va et vient continu de pèlerins, issus de tous les quartiers de Paris, débarqués de tous les fonds de la province et il semble que chacun d’eux alimente, avec les prières qu’il apporte, l’immense brasier de foi dont les flammes de renouvelles, sous ses cintres enfumés, ainsi que ces milliers de cierges qui se succèdent , en brûlant du matin au soir devant la Vierge. »

Source : cité dans Jean CLAPIER, Quand la Vierge Marie sourit aux pécheurs, 2013

(1857 – 1939)

Pie XI

Le 2 juillet 1893, Sa Sainteté Pie XI, alors Monsieur l’abbé Achille Ratti, vient s’agenouiller au pied de l’autel de Notre Dame des Victoires. « Dans les premiers temps de notre sacerdoce, écrit le Saint-Père, accompagnant un ab-légat apostolique, pour montrer notre confiance et notre amour à la Vierge Marie sous le titre des Victoires, nous avons visité pieusement son image dans son église parisienne. » Le livre d’or de la basilique porte en effet sa signature.

Source : Louis BLOND, Notre Dame des Victoires, histoire ancienne, histoire moderne, 1936 et livre d’or numéro 2

(1858-1935)

Dom Jean-Baptiste Chautard

Le Père Abbé de Sept Fons, abbaye cistercienne de la stricte observance dans l’Allier, célèbre la messe à l’autel de la Vierge le 10 janvier 1904 pour lui confier l’avenir de son abbaye. En effet, les ordres religieux sont alors fortement inquiétés par les lois votées en 1903, prévoyant l’expulsion de France des congrégations religieuses.

Son biographe raconte une grâce reçue quelques années plus tôt, en 1883. Le frère Jean-Baptiste est alors cellérier du monastère d’Aiguebelle (Drôme). L’abbaye est dans une situation économique désastreuse et le frère monte à Paris pour trouver de l’aide. Découragé par ses visites épuisantes et stériles, il se décide à aller prier Notre Dame des Victoires. Il assiste à la messe et communie avec ferveur avant de repartir, triste et déçu. A peine est-il sorti de l’église qu’un inconnu l’arrête et lui demande la raison de sa tristesse.  L’homme lui donne rendez-vous quelques heures plus tard. L’adresse du rendez-vous est celle du Crédit Foncier et l’inconnu l’un de ses directeurs. La situation d’Aiguebelle est examinée sérieusement et le cellérier repart avec d’utiles conseils pour surmonter les difficultés. Son monastère était sauvé !

Dom Chautard est l’auteur de l’Âme de tout apostolat (1912).

Source : Bernard MARTELET, Dom Chautard, abbé de Sept-Fons, 1994 et livre d’or numéro 2

(1861-1950)

Georges Desvallières

Le peintre Georges Desvallières se convertit en 1904 à Notre-Dame des Victoires, et mit dès lors son art au service de l’expression religieuse. Avec Maurice Denis, Georges Desvallières fonda les Ateliers d’art sacré et se consacra totalement à sa vocation.

Source : Jean CLAPIER, Quand la Vierge Marie sourit aux pécheurs, 2013

1831 – 1881

Saint Daniel Comboni

Il y a 150 ans 5 prêtres et un laïc sont partis porter l’Evangile en Afrique, précisément dans l’actuel Soudan. Parmi eux se trouvait Daniel Comboni (1831 – 1881), futur saint patron d’Afrique Centrale et patron de ses populations. Canonisé en octobre 2003 par Jean-Paul II, sa fête liturgique est le 10 octobre.

(1873-1897)

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus & de la Sainte Face

La future carmélite vint le 4 novembre 1887 prier à Notre-Dame des Victoires où elle ressentit avec intensité l’amour et la protection de la Sainte Vierge. Enfant, elle avait été guérit par elle d’une maladie grave au terme d’une neuvaine de messes à Notre Dame des Victoires. Elle raconte dans Histoire d’une âme : « Arrivés à Paris dans la matinée, nous commençâmes aussitôt à le visiter. Ce pauvre petit père se fatigua beaucoup afin de nous faire plaisir, aussi nous eûmes bientôt vu toutes les merveilles de la capitale. Pour moi, je n’en trouvais qu’une seule qui me ravît. Cette merveille fut : Notre-Dame des Victoires. Ah! Ce que j’ai senti à ses pieds, je ne pourrais le dire… Les grâces qu’elle m’accorda m’émurent si profondément que mes larmes seules traduisirent mon bonheur comme au jour de ma 1ère communion…La Sainte Vierge m’a fait sentir que c’était vraiment elle qui m’avait souri et m’avait guérie. J’ai compris qu’elle veillait sur moi, que j’étais son enfant, aussi, je ne pouvais plus lui donner que le nom de Maman car il me semblait encore plus tendre que celui de Mère… »

Source : Manuscrit A, 56 v

(1873-1954)

Colette

La sulfureuse femme de lettre écrit en 1942 : « Le chemin le plus foulé du Palais-Royal mène à Notre Dame des Victoires. C’est une église où, comme à la fontaine du village, toutes les soifs vont boire. Personne n’a de scrupules de donner à la Vierge couronnée un court loisir, une oraison… L’église est chaude de suppliques, de cierges et de gratitudes. Entre les offices le silence y est grand, mais chaque pierre est gravée et parle. »

Source : cité dans Jean CLAPIER, Quand la Vierge Marie sourit aux pécheurs, 2013

(1876 – 1936)

Daniel Brottier

Ce missionnaire spiritain français, directeur des Orphelins Apprentis d’Auteuil en 1923, consacrera aussi une grande partie de sa vie à la construction de la cathédrale de Dakar dite du« Souvenir Africain ». Il venait confier ses intentions à Notre-Dame des Victoires chaque année pendant le pèlerinage annuel de sa Congrégation.

(1880-1906)

Soeur Elizabeth de la Trinité

La carmélite dijonnaise priait beaucoup le Coeur de Marie. Dans une lettre, elle raconte à l’une de ses amies son pèlerinage à Notre-Dame des Victoires, lors de son passage à Paris pour visiter l’exposition universelle de 1900.

Source : lettre à Marie-Louise Maurel du 7 octobre 1900 (L 35)  « J’ai eu le bonheur d’aller à Montmartre et à Notre Dame des Victoires ; oh ! Comme j’ai prié pour vous, chère Marie-Louise et pour tous ceux qui vous sont chers ! »

(1881-1963)

Saint Jean XXIII

Le Bon Pape Jean, alors Cardinal Roncalli, nonce apostolique en France, est venu célébrer le centenaire de la naissance de la Congrégation du Saint Esprit le 3 février 1952 à la Basilique. Il sera élu Pape six ans plus tard.

Source : livre d’Or n°4

(1887-1968)

Saint Padre Pio

Nous ne savons pas si Padre Pio est venu à Notre-Dame des Victoires, ni s’il a connu directement le Sanctuaire mais une petite statue de Notre-Dame des Victoires se trouvait sur son bureau à San Giovanni Rotondo.

(1888-1948)

Georges Bernanos

Le père de l’écrivain français, Emile Bernanos, a fait poser un ex-voto pour la guérison de son fils, Georges, fréquemment malade. L’ex-voto numéro 19 312 porte le texte suivant : Merci / guérison de mon fils / avril 1894 / Georges Bernanos. On peut penser que l’écrivain lui-même est venu prier Notre Dame des Victoires et voir cet ex-voto.

Source : ex-voto situé dans l’avant sacristie

(1890-1970)

Général Charles De Gaulle

Quelques jours après la libération de Paris, le 25 août 1944, le général participe à la messe célébrée le 1er septembre 1944 à la mémoire des parisiens morts pendant les combats du mois d’août. La Basilque conserve sa signature dans un livre d’or.

Source : Jean CLAPIER, Quand la Vierge Marie sourit aux pécheurs, 2013 et livre d’or numéro 3

1842

Sainte Aurélie

Vierge et martyre, immolée pour le Nom de Jésus-Christ sous l’empereur Valérien vers 260. Son tombeau fut découvert dans une galerie de la catacombe de Sainte Priscille, à Rome en 1842. Le Pape Grégoire XVI donna ses reliques à Notre-Dame des Victoires.

3 décembre 1836

Abbé Charles Duffriche-Desgenettes

Charles Desgenettes, curé de Notre-Dame des Victoires depuis quatre ans, cède à la voix, puissante et insistante, venue balayer les doutes qu’il nourrit sur son ministère. « Consacre ta paroisse au Très Saint et Immaculé Coeur de Marie ». En fondant une association de prière qui va devenir l’Archiconfrérie, il fait de son église un lieu de prière pour la conversion des pécheurs.

(1928-)

Jean Vannier

Le fondateur de l’Arche et de Foi et Lumière est souvent venu prêcher à la basilique. Son père, ambassadeur du Canada en France, a offert un ex-voto à la Vierge daté du 31 décembre 1953.

(1908-2008)

Soeur Emmanuelle

Lors des JMJ de Paris en août 1997, Soeur Emmanuelle est venue acclamer Jean-Paul II avec un million de jeunes ; elle s’est aussi recueillie devant les reliques de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, à la Basilique, devant l’autel de Notre-Dame des Victoires.

(1912-2007)

L’Abbé Pierre

Ordonné prêtre le 24 août 1938 à la chapelle Sainte Hélène du Collège des Jésuites à Lyon, l’Abbé Pierre a célébré à Notre-Dame des Victoires ses 60 ans de sacerdoce le 24 octobre 1998. Auparavant il vint à la Basilique se recueillir devant les reliques de Sainte Thérèse de Lisieux pendant les JMJ, le 20 août 1997.

Source : livre d’or numéro 4

(1945-)

Monseigneur Schönborn

Cardinal autrichien, archevêque de Vienne (Autriche), secrétaire de la commission de rédaction du Catéchisme de l’Église catholique, membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Lors de ses passages à Paris, il ne manque pas de venir prier à Notre Dame des Victoires.

Source : livre d’or numéro 4

(1935-)

Père Guy Gilbert

Ce prêtre du diocèse de Paris, curé des loubards, est venu fêter ses 50 ans de sacerdoce à la basilique en juin 2015.

Lire
l’Histoire de la Basilique


Je découvre
dapibus diam eget quis elit. suscipit ut sem, ipsum Donec neque.